Congo-Brazza: Les aliments de la rue, une menace sanitaire

Congo-Brazza: Les aliments de la rue, une menace sanitaire
Les aliments de la rue

Un « malewa » à Kinshasa

Il va sans dire que, dans certains lieux de nos villes, la pratique de vente d’aliments à ciel ouvert, surtout en cette période de pluie, est porteuse de nombreuses maladies. Car la saison des pluies est favorable à la multiplication des bactéries et des microbes capables d’infecter les aliments vendus sans la moindre hygiène et la moindre conservation.

Ces aliments non protégés, vendus aux abords des avenues dans de petits restaurants appelés communément des « maléwa », à proximité de débits de boisson et sous le regard indifférent des services d’hygiène sont, entre autres, de la viande « coupé-coupé », du poulet en morceau, de la viande en brochette, du poisson braisé, du riz au lait, des gâteaux souillés, de la bouillie de maïs, des produits à base d’œuf, des produits laitiers, des légumes, des sauces, des bouillons de toute sorte et de l’eau. Ces aliments sont infectés au moindre contact avec le microbe.

Ces aliments restent longtemps à ciel ouvert pour être achetés. Certains sont même décomposés, attirant des essaims de mouches et d’autres insectes nuisibles pour la santé publique. Ces insectes et mouches porteurs de maladies sont issus des marres d’eau de pluies, de la boue des eaux traînantes et stagnantes, des rues, des caniveaux bouchés, bref de tout l’environnement immédiat insalubre. D’où le déclenchement d’épidémies et de maladies d’origine alimentaire. Parmi ces épidémies et maladies figurent pêle-mêle la maladie dite du hamburger, la salmonellose, la campylobactérie, le choléra, les maladies cardiaques et pulmonaires, les attaques stomacales, les cancers et bien d’autres.

Où sont donc les services d’hygiène capables de prendre pour des mesures de prévention dissuasives ? Où sont donc les services de mairies et de police pour des amendes et autres sanctions ? Et pourquoi les vendeurs accordent-ils plus d’intérêt à leurs profits qu’à la santé de la population ?

Sans gêne aucune, ces derniers sont visibles dans tous les quartiers de nos villes, les ronds-points, les administrations, les écoles, aux alentours des stades et autres. Or ils pourraient observer et prendre des mesures simples telles que laver les ustensiles et se laver les mains avant toute manipulation d’aliments, bien cuire les aliments, ne pas mélanger aliments crus et aliments cuisinés, conserver et protéger correctement les aliments et construire des espaces appropriés pour les vendre. Fait plus grave, des vendeurs malintentionnés développent des attitudes encore plus dangereuses vendant des aliments qui n’ont pas été achetés au lieu de les jeter.

L’aliment est indispensable pour l’organisme, mais lorsqu’il est manipulé sans mesures d’hygiène, exposé aux insectes et mal conservé, il est incontestablement source de graves ennuis.

Faustin Akono


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