Congo-Brazza: le ministre de la communication Thierry Moungala dans les eaux troubles des Biens Mal Acquis

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Combanttants congolais / © France 3 Normandie / Didier Meunier

Combattants congolais / © France 3 Normandie / Didier Meunier

La diaspora congolaise vivant en France va t-elle réussi à obtenir l’ouverture d’une enquête judiciaire concernant les biens immobiliers dans la région normande dont serait propriétaire le ministre de la communication Thierry Moungala?

Comme révèle par France 3 Région, un collectif de « résistants » venu soutenir 4 des leurs devant le commissariat de Rouen, accusés par Thierry Moungala et placés en garde à vue. Les 4 « résistants » entendues par la police rouennaise doivent répondre d’accusation de dégradations commises au printemps 2016, sur le portail d’une résidence à Saint Etienne du Rouvray et sur un véhicule appartenant au frère de Thierry Moungalla, le ministre congolais de la communication.

Entre la diaspora et le pouvoir de Brazzaville, il n’y a jamais eu d’idylle. L’avènement du mouvement « combattants -résistants » inspiré des « frères de Kinshasa » a conduit à l’accroissement de la tension qui planait déjà entre ces congolais désireux d’obtenir une alternance à la tête de ce pays et les hauts dirigeants qui ne cessent de s’enrichir et vivent la vie de jet-setteurs.

Biens Mal Acquis

Les manifestants venus en nombreux n’ont pas existé à accuser le ministre congolais de détournement d’argent public afin « de se payer des maisons en France. »

Pour les manifestants, il est clair que la dite maison devrait faire l’objet d’une enquête plus approfondie et être associée au dossier des Biens Mal Acquis. En effet depuis 2010, des juges d’instruction français tentent de déterminer si les fortunes de plusieurs dignitaires africains et notamment celle Denis Sassou Nguesso, le président du Congo-Brazzaville et son entourage ont été bâties grâce à des deniers publics détournés.

La maison de mon frère

Selon Thierry Moungala, joint au téléphone par nos confrères de France 3 Région : « Ce domicile n’est pas à moi… Il appartient à mon frère »
Le ministre se dit victime de menaces: « J’ai fait l’objet de plusieurs menaces et d’incitation à la haine sur internet  à mon égard ou à celui de ma famille. J’ai même été menacé de mort par un auditeur en direct sur une émission radio en France, en octobre 2015″. 

Loin du dossier des Biens Mal Acquis, Thierry Moungala se serait bien passé de cette mauvaise publicité sur des possibles achats immobiliers en France. Le parquet financier étant devenu très sensible à ce type de révélations pourrait s’interroger sur les fonds qui ont permis l’achat de cette maison par le frère du ministre congolais. De même que Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins) pourrait se saisir du dossier.

Roger Musandji Nzanza
© Oeil d’Afrique

Roger Musandji

Roger Musandji

Fondateur de RM COMMUNICATION, société éditrice d'Oeil d'Afrique.


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