Congo- Brazza: la zone économique spéciale de Pointe Noire en voit de voir le jour 

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Alain Akouala Atipault

Alain Akouala Atipault, ministre des Zones économiques spéciales| ©DR

C’est le projet qui devrait couronner le passage du Président Denis Sassou Nguesso à la tête du Congo. La création des zones économiques spéciales devraient se multiplier et la première à voir le jour sera celle de Pointe Noire.

Tout comme dans plusieurs pays africains, le Congo a besoin de diversifier son économie. Au delà de la manne pétrolière qui a fait son bonheur dans les années 80, ce pays de l’Afrique centrale ne peut faire l’économie de la redynamisation de son économie. Un ministère a été créé en 2006 dans ce sens.

Mais, face aux tergiversations d’un Congo resté fidèle au pétrole, Les Zones Économiques Spéciales n’ont pu connaître le lancement escompté. Relégué au second plan, le ministère était vu par certains comme un « placard ». Puis il y a eu l’élection présidentielle 2010 et les engagements du candidat Denis Sassou Nguesso envers la jeunesse. L’éducation et la création d’emplois sont faites priorités du quinquennat. Pourtant, le mal est fait. Pointe Noire, la riche province portuaire n’est plus ce qu’elle fut. La crise est passée par là. La baisse du prix du baril de pétrole n’a pas été épargné, les entreprises ont fini par licencier et d’autres ont mis la clé à la porte.

Du côté de M.Alain Akouala Atipault, ministre des ZES, le ton est au beau fixe: « le travail de fond est en voie de finalisation. Nous avons bénéficié de l’expertise de Singapour en terme de ZES, les bornes de délimitation ont été supervises par moi même. Et actuellement le projet de loi va faire l’objet d’une discussion dans les prochaines semaines au conseil des ministres puis nous irons au parlement afin de le présenter à la représentation nationale. » Des quartes ZES prévues, Pointe Noire, la pionnière devra relève le défis en terme de création d’emplois. « Sur une période de dix ans, on pense que Pointe-Noire peut créer à peu près 40 000 emplois directs, affirmait Alain  Akoua Atipault à RFI. On espère également une cinquantaine de milliers d’emploi indirects avec un impact sur la création de la richesse nationale, c’est-à-dire le Produit intérieur brut (PIB) d’à peu près 2 milliards de dollars de quinquennat à quinquennat. »

Roger Musandji Nzanza
© OEIL D’AFRIQUE

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Roger Musandji

Roger Musandji

Fondateur de RM COMMUNICATION, société éditrice d'Oeil d'Afrique.



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