Congo Brazzaville: Marcel Ntsourou victime de sa hiérarchie militaire dans l’affaire de la fusillade

Congo Brazzaville: Marcel Ntsourou victime de sa hiérarchie militaire dans l’affaire de la fusillade

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Accusé de rébellion, d’atteinte à la sûreté intérieure, d’association de malfaiteurs, de détention illégale d’armes de guerre et de munitions, le colonel Marcel Ntsourou, ex-numéro deux du Conseil national de sécurité (CNS) s’est défendu mercredi devant les juges de la session criminelle de la Cour d’appel de Brazzaville. L’ancien responsable des renseignements congolais est clair. Il dit avoir  agi en légitime défense et n’avait pas de caches d’armes chez lui.

Le colonel Marcel Ntsourou a rejeté toutes les accusations portées contre lui par le ministère public congolais. A la reprise de son procès mercredi, l’ancien officier des forces armées congolaises dit avoir agi en légitime défense. Pour lui, c’est en légitime défense qu’il a répliqué le 16 décembre 2013 lorsque sa maison avait été prise d’assaut par ses anciens frères d’armes.

Après que le président de la Cour Christian Oba lui a signifié les faits qui lui étaient reprochés, Marcel Ntsourou a répondu: «Je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés. Je me suis réveillé chez moi et j’ai trouvé un dispositif qui a été mis autour de mon domicile pour m’empêcher de sortir».

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«Le 16 décembre 2013, j’étais en légitime défense, face à une agression des FAC (Forces armées congolaises), commanditée par je ne sais qui, et qui avaient déployé l’armement qu’un Etat déploie pour combattre une force étrangère, et je me suis défendu avec les éléments qui m’avaient rendu visite la veille et qui avaient été empêchés de repartir chez eux», a indiqué l’ex-colonel.

L’ancien n°2 des renseignements du Congo Brazzaville a affirmé que les armes PMK (Pistolet Mitrailleur kalachnikov) qu’il a utilisées venaient des éléments qui étaient de sa garde pendant qu’il était le numéro 2 du CNS. «Ils étaient 23 au total et c’est avec eux et quelques membres de ma famille et des jeunes qui m’ont rendu visite la veille de l’attaque que nous nous sommes défendus», relate le colonel.

De plus, Marcel Ntsourou affirme qu’il est victime de la hiérarchie militaire de son pays. Il explique que le chef de l’Etat-major général ne pouvait mettre les troupes en mouvement sans avoir reçu l’aval du chef suprême des armées qui est le chef de l’Etat.

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«Après le pouvoir en cassation illégal du procès des explosifs du 4 mars 2012, je me suis considéré comme étant sous le poids de la justice congolaise et à partir de cet instant je me suis défendu dans les journaux, me considérant sans emploi. C’est à cet instant que les chefs de l’armée, que je connais bien, se sont dit que j’étais sorti de ma réserve d’officier. Voilà les vraies raisons de l’attaque de mon domicile», a avancé Marcel Ntsourou.

Plus d’une vingtaine de personnes dont des éléments des forces armées congolaises ont péri dans l’attaque du domicile de Marcel Ntsourou, le 16 décembre 2013. Au total, 114 personnes dont six officiers se trouvent dans le box des accusés dans le procès concernant cette affaire en cours depuis le 2 juillet dernier.

©Oeildafrique.com 

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