Congo: le colonel Marcel Ntsourou, ancien numéro 2 des renseignements, est mort en détention

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Marcel Ntsourou

Le colonel Marcel Ntsourou, ancien numéro 2 des renseignements, est mort en détention ©DR

Un ex-responsable des renseignements du Congo-Brazzaville, condamné à la perpétuité, est décédé vendredi en prison de suite d’un arrêt cardiaque, a-t-on appris de source hospitalière.

« Il a été cliniquement constaté le décès » du colonel Marcel Ntsourou « suite à un arrêt cardiorespiratoire », indique un communiqué de l’hôpital militaire de Brazzaville.

Un peu plus tôt, une source pénitentiaire avait indiqué à l’AFP que « M. Ntsourou est tombé dans sa cellule vers 11h00 (10h00 GMT). Il est entré dans un profond coma. Dans le véhicule qui le conduisait à l’hôpital militaire pour une réanimation, il a vomi abondamment du sang. Il a finalement rendu l’âme », a ajouté à l’AFP une source qui a requis l’anonymat.

Dans un autre communiqué, le procureur de la République de Brazzaville, André Ngakala Oko, a annoncé avoir « ordonné à la police judiciaire d’ouvrir une enquête et de procéder immédiatement à l’audition de M. Franck Mbani, neveu et codétenu de Marcel Ntsourou, pour élucider les circonstance de la survenance inopinée du malaise » ayant conduit à la mort de cet officier natif de Lékana (centre du Congo).

Décédé à l’âge de 60 ans, le colonel Ntsourou est un ancien secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité (CNS) du Congo. Il a été arrêté le 16 décembre 2013 au terme de violents affrontements entre ses miliciens et l’armée, qui avaient fait 22 morts dans la capitale.

En septembre 2014, l’officier a été condamné à des travaux forcés à perpétuité pour « rébellion, détention illégale d’armes de guerre et de munitions, assassinat, coups et blessures volontaires et association de malfaiteurs » par la chambre criminelle de la Cour d’appel de Brazzaville.

Bien avant, colonel Ntsourou était tombé en disgrâce avec sa mise en cause dans l’explosion du dépôt de munitions de Mpila, quartier résidentiel de Brazzaville, qui avait fait près de 300 morts le 4 mars 2012.

Dans cette affaire il avait été détenu pendant une année et demi, puis jugé et condamné à cinq ans de travaux forcés avec sursis.

AFP

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AFP

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1 commentaire

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  1. Coeur sans haine
    Coeur sans haine 17 février, 2017, 16:11

    C’est très sur que « S » va goutter à une goutte de son sang pour éviter que le fantôme de ce dernier le mette dans la tourmente… Bras droit qu’on met en prison…C’est pour le tuer à petit feu ouais…!

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