Congo: la thèse du court-circuit écartée par la justice dans l’explosion du 4 mars

Congo: la thèse du court-circuit écartée par la justice dans l’explosion du 4 mars

Une église soufflée par l'explosion du dépôt de munitions de Mpila, à Brazzaville, photographiée le 6 mars 2012 © AFP/Archives Patrick Fort

BRAZZAVILLE  – La thèse du court-circuit comme origine de l’incendie puis l’explosion d’un dépôt de munitions tuant près de 300 personnes en mars à Brazzaville, est « désormais battue en brèche », a déclaré mardi à l’AFP le procureur de la République de Brazzaville.

« L’instruction se poursuit (…) Une chose est vraie la thèse du court-circuit à l’origine des explosions est désormais battue en brèche », a affirmé le procureur Essami Ngatsé.

Cette thèse avait été avancée par les autorités peu après les explosions le 4 mars du dépôt de munitions du camp de blindés de Mpila (est de Brazzaville) qui ont fait également plus de 2.300 blessés et 17.000 sans abris, dont plus de 7.500 vivent encore dans des camps de fortune.

Selon les résultats de l’enquête « préliminaire » sur ce drame, 23 militaires et trois civils ont été inculpés et incarcérés.

Huit chefs d’inculpation ont été retenus par la justice, parmi lesquels « atteinte à la sureté intérieure », « incendie volontaire », « assassinat », « détournement et complicité de détournement de deniers publics », « détention de fausse monnaie » et « détention illégale d’armes de guerre ».

« Je ne peux dire pour l’heure que tel chef d’inculpation est retenu contre tel ou tel autre inculpé », a ajouté le procureur.

« Les inculpés ne sont pas forcément coupables des faits qui leur sont reprochés (…) Le juge peut prononcer un non lieu » à leur encontre, a déclaré à l’AFP Me Guy-Roger Kinga, l’un de leurs avocats.

Roch Euloge Nzobo de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH), a dit craindre « un jugement politisé et sans fondement ».

Parmi les accusés figure le secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité, le colonel Marcel Ntsourou, acquitté en 2005 avec 14 autres personnes dans l’affaire dite des « disparus du beach » de 1999.

Réfugiés en République démocratique du Congo (RDC) voisine après avoir fui les affrontements dans leur pays, 353 Congolais avaient été portés disparus après leur retour dans leur pays, le Congo-Brazzaville, en 1999, où ils avaient accosté au Beach, principal port de Brazzaville sur le fleuve Congo.

© AFP

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