Congo: l’ambassadeur de l’Angola apporte un démenti sur l’incursion de l’armée de son pays en territoire congolais

Congo: l’ambassadeur de l’Angola apporte un démenti sur l’incursion de l’armée de son pays en territoire congolais

Fernando Pédro Mavunza

L’ambassadeur angolais au Congo, Fernando Pédro Mavunza.

Suite à l’information diffusée par Radio France Internationale, selon laquelle des militaires angolais auraient envahi la partie sud du Congo-Brazzaville, l’ambassadeur angolais en poste au Congo, Fernando Pédro Mavunza, s’est entretenu le 17 octobre avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Basile Ikouébé. Au sortir de l’audience, il a répondu aux questions des journalistes :

Vous venez d’avoir un entretien avec le ministre des Affaires étrangères. Pouvez-vous nous faire connaître l’objet de votre entretien ?

Fernando Pédro Mavunza : Vous savez qu’il y a toujours des rencontres entre le Congo et l’Angola, et que les deux pays entretiennent de très bonnes relations qui se renforcent dans le cadre de l’intégration régionale. Voilà l’objet principal de ma visite au ministre Basile Ikouébé.

LDB : Depuis ce matin, les médias étrangers ne cessent de diffuser l’information faisant état de militaires angolais qui seraient en train de conduire une opération dans la partie Sud du Congo. Qu’en pensez-vous ?

F.P.M. : Qui vous a livré cette information ? Vous savez que les médias savent aussi préfabriquer des annonces. Comment ont-ils su qu’il y a des incursions à la frontière ? Pouvez-vous m’expliquer cela ?

LDB : Selon la même source, non seulement les militaires angolais auraient pris en otage le commandant Loubaki et ses quarante-six hommes, mais ils se seraient déployés avec leurs engins blindés dans les localités de Kimongo, Pangui, Iloupaga, Yanza et Ngandambinda.

F.P.M. : C’est faux. À une frontière il y a toujours eu des frictions soit avec des populations, soit avec des services chargés de surveiller les frontières.

LDB : justement, à propos des frictions aux frontières dont vous venez de parler, peut-on savoir ce qui s’est réellement passé le 16 septembre à la frontière entre l’Angola et le Congo ?

F.P.M. : Je n’en sais rien car je suis ici à Brazzaville. J’ai été informé de cette situation mais je ne suis pas sur place.

LDB : Comment avez-vous été informé ?

F.P.M. : Nous sommes également à la recherche de cette information, car aucun média de mon pays n’a diffusé de telles informations. Allez plutôt poser la question à Radio France Internationale.

Propos recueillis par Yvette Reine Nzaba


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1 commentaire

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  1. christom
    christom 17 octobre, 2013, 20:26

    c’est pas clair, car RFI ne peut pas annoncer une info sans avoir des sources précises, au risque d’être poursuivi

    Répondre à ce commentaire

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