Congo : les écoles privées d’enseignement général non conformes risquent d’être fermées

Congo : les écoles privées d’enseignement général non conformes risquent d’être fermées
École au Congo-Brazzaville

Une salle de classe (Image d’archives)

Le ministre congolais de l’ Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Hellot Matson Mampouya, a menacé de fermer les établissements privés d’ enseignement général ne répondant pas aux normes.

M. Mampouya a proféré ces menaces mardi à l’ouverture de la session inaugurale de la commission d’agrément du sous-secteur enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, qui se tient du 22 au 26 octobre à Brazzaville, capitale congolaise.

Au cours de cette session, les participants vont analyser les conditions de viabilité de tous les établissements privés d’enseignement général qui se sont installés au Congo au mépris des normes.

Cette commission aura également pour mission de baliser le chemin à emprunter désormais et de veiller à ce que plus rien ne soit fait comme avant.

A cet effet, le ministre Mampouya a exhorté les membres de cette commission à l’objectivité, à la rigueur dans l’examen des dossiers et à l’application stricte de la loi et du règlement en vigueur.

Intervenant à cette occasion, la directrice de l’agrément et du contrôle des établissements privés d’enseignement général, Béatrice Perpétue Ondongo Okoua, a fait savoir que la commission d’ agrément fera désormais office d’organe de contrôle préalable, de validation technique et pédagogique des projets d’établissements privés avant leur création et leur ouverture.

Tout en reconnaissant que les établissements privés sont très importants pour apporter une réponse complémentaire à l’offre proposée par l’Etat, celle de libéraliser l’enseignement au Congo, Mme Ondongo a rappelé l’option prise par le Congo, après la période de nationalisation de l’enseignement, pour une diversification de l’offre éducative dans les années 1990, pendant la conférence nationale souveraine de 1991, en ouvrant l’exercice de l’enseignement à des confessions religieuses et autres promoteurs privés.

Selon elle, l’objectif principal visé était de réduire le poids

financier supporté par les pouvoirs publics dans le financement de l’éducation, tout en souhaitant que l’enseignement privé assure l’ éducation dont le but est de former l’esprit de l’individu, développer ses aptitudes intellectuelles, physiques, son sens moral. « Malheureusement la réalité est tout autre, la pratique sur le terrain ne satisfait vraiment pas les attentes de l’Etat.  »

Toutefois, au plan de la prise en charge des enfants, le secteur privé de l’enseignement joue de plus en plus un rôle important à tous les degrés de l’enseignement au sein du système éducatif du pays, a reconnu la directrice de l’agrément et du contrôle des établissements privés d’enseignement général.

Au préscolaire par exemple, près de 75% des effectifs sont accueillis dans les établissements privés, a-t-elle noté, ajoutant qu’au niveau de l’enseignement primaire, 34,89% d’élèves sont inscrits dans les écoles privées, qui sont répartis inégalement, avec 63,31% pour le milieu urbain.

De même, au collège, 38,65% sont inscrits dans le réseau privé, avec 78,18% des élèves vivant en zone urbaine, tandis qu’au lycée, le secteur privé touche 35,79% des effectifs du secondaire 2ème cycle avec 83,47% en milieu urbain, a signifiué Mme Ondongo.


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