Congo : l’opposition et le pouvoir divisés sur le rôle de Sassou Nguesso en Afrique centrale

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Denis Sassou Nguesso et Joseph Kabila

Denis Sassou Nguesso et Joseph Kabila |© DR

Pendant que les opposants congolais estiment que les autres présidents des pays de l’Afrique centrale s’inspirent des méthodes de Denis Sassou Nguesso  pour rester au pouvoir contre la volonté de leurs peuples, les partisans du président congolais se félicitent plutôt des actions d’un leader qui apporte la paix dans la sous-région grâce à son expérience.

Depuis la dernière élection présidentielle de mars 2016, l’opposition congolaise réclame en vain l’organisation d’un dialogue national pour solder le contentieux électoral. Le pouvoir n’a jamais donné suite à cet appel au dialogue. Pendant ce temps, Sassou Nguesso tente une mission de bons offices en RDC voisine.

Position insoutenable pour le professeur Charles Zacharie Bowao, président de la plate-forme IDC-Frocad et Jean Marie-Michel Mokoko qui condamnent les évènements qui arrivent dans les autres pays de la région. L’ancien ministre de Sassou Nguesso estime que l’usage de manières fortes pour s’accrocher au pouvoir a été copié au Congo.

Charles Zacharie Bowao fustige la répression des manifestants, la coupure des communications, la contestation des résultats du vote, le non-respect réel ou supposé de la constitution, observés çà et là au Tchad, au Gabon et en RDC. Des méthodes qui sont ni plus ni moins propres au pouvoir de Brazzaville.

« C’est nous qui avons expérimenté les élections à volet clos, l’état de siège ou l’absence de communications. Cette expérience a été suivie par les autres pays. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le Congo sert aujourd’hui d’exemple en matière d’instabilité », déclare le professeur Bowao au micro de VOA.

Emboitant le pas à l’ancien ministre congolais de la Défense, la société civile congolaise ne voit pas d’un bon œil, les offices de médiation ou de facilitation proposés par Sassou N’Guesso dans les pays voisins. Roch Euloge N’zobo, responsable du Cercle de réflexion pour les droits de l’homme parle d’une comédie.

Didier Clotaire Boutsindi, responsable Boutisndi, proche de la Majorité présidentielle  accuse l’opposition de faire du mélange. Pour lui, le président est homme de paix, il a de l’expérience et peut être consulté pour donner des conseils.

D’autres soutiens de Sassou Nguesso refusent carrément tout rapprochement de la situation congolaise  avec ce qui se passe au Gabon, en RDC ou au Tchad.

Les proches du président congolais accusent l’opposition de choisir des voies révolutionnaires et de soulèvement pour réaliser l’alternance.

© OEIL D’AFRIQUE

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