Congo: l’UE n’envoie pas d’observateurs pour l’élection, Brazzaville dénonce un procès d’intention

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Le ministre congolais de la Communication et de médias, chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla

Le ministre congolais de la Communication et de médias, chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla.|DR

L’Union Européenne a annoncé le week-end dernier qu’elle n’enverra pas d’observateurs pour le scrutin présidentiel du mois prochain, pour lequel le président sortant Denis Sassou-Nguesso est candidat à sa réélection. Réagissant à la décision de la Commission de l’UE, le gouvernement du Congo-Brazzaville a exprimé son regret. Thierry Moungalla, ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement congolais qualifie la décision d’une démarche qui relève du procès d’intention.

L’Union Européenne est constante dans son appréciation sur la situation politique en cours au Congo Brazzaville. Pour Bruxelles, la réforme de la loi électorale du 23 janvier ne permet pas d’assurer le caractère démocratique, inclusif et transparent de l’élection.

C’est dans ce sens que l’Union européenne a décidé de ne pas envoyer d’observateurs électoraux pour le scrutin en cours d’organisation. L’UE émet des réserves notamment sur la désignation par décret présidentiel du chef de file de la Commission électorale et a décidé en conséquence de ne pas envoyer d’observateurs pour le scrutin du mois prochain.

Mais la position de l’Europe n’est pas du goût de Brazzaville qui considère la décision comme une démarche qui relève d’un procès d’intention.

«Cautionner ou refuser de cautionner à l’avance une élection qui n’a pas encore eu lieu, ça me paraît un concept assez curieux. L’Union européenne est tout à fait en droit de décider de ne pas envoyer d’observateurs. Cela étant, ça lui retire aussi au passage la possibilité demain de juger de la qualité du processus qui va aboutir à l’élection du président de la République», a affirmé lundi sur RFI Thierry Moungalla, ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement congolais.

Il y a encore quelques semaines, des experts de l’UE ont observé la composition de la Commission électorale et ont examiné le fichier électoral. A la fin, les observations font état de ce que dans certaines régions, le nombre d’inscrits semble supérieur au chiffre de la population en âge de voter. Ce qui aurait sans doute motivé la décision de ne pas envoyer d’observateurs.

Mais le porte-parole du pouvoir Denis Sassou Nguesso botte en touche toute accusation de gonflement des listes électorales, sans doute en faveur du candidat du pouvoir.  

«Moi ce que je note, c’est que toutes les parties en présence ont appelé leurs électeurs potentiels à s’inscrire massivement sur les listes électorales. Cette révision des listes électorales donc consensuelles a abouti à l’inscription d’à peu près 70 000 à 80 000 Congolais supplémentaires. Donc je ne vois pas, dans cette observation faite depuis Bruxelles, quoi que ce soit qui puisse montrer l’existence de gonflements de listes électorales», commente Thierry Moungalla.

Denis Sassou Nguesso, qui cumule plus de 32 ans de pouvoir est de nouveau candidat à sa propre succession grâce au changement de Constitution. La nouvelle constitution autorise Sassou Nguesso à briguer trois autres mandats cinq ans à la tête du Congo tant qu’il sera élu.

M. Nguesso aura en face de lui, son ancien conseiller et ancien Chef d’Etat-major, le général Jean-Marie Michel Mokoko, qui a annoncé sa rupture avec le pouvoir de Brazzaville et a annoncé sa candidature pour la magistrature suprême. D’autres candidats de l’opposition ont également annoncé leurs candidatures.

© OEIL D’AFRIQUE

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