Congo: le parti du président Sassou N’guesso et ses alliés conservent leur hégémonie aux élections locales

Congo: le parti du président Sassou N’guesso et ses alliés conservent leur hégémonie aux élections locales

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Le président congolais Denis Sassou N'guesso

Le président congolais Denis Sassou N’guesso

Le Parti congolais du travail (PCT) du président Denis Sassou Nguesso et ses alliés conservent l’intégralité des conseils départementaux et des conseils municipaux des grandes villes du Congo, selon les résultats officiels des élections locales publiés lundi.

L’ancien parti unique et ses alliés (candidats indépendants ou appartenant à des formations politiques) ont obtenu 820 des 860 sièges de conseillers départementaux ou municipaux qui étaient à renouveler le 28 septembre, indique un communiqué du ministère de l’Intérieur lu à la radio publique.

Seul parti d’opposition à avoir accepté de participer au scrutin, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), a emporté 40 sièges, essentiellement dans le Sud du pays. L’UPADS est la seule formation d’opposition représentée au Parlement.

Les élections du 28 septembre étaient destinées à renouveler pour cinq ans les 12 conseils départementaux du pays et les conseils municipaux des six plus grandes villes congolaises. Un collectif d’une dizaine de partis d’opposition qualifiée de « radicale » par le pouvoir avait appelé une nouvelle fois les Congolais à boycotter les élections afin de ne pas « cautionner la tricherie ».

Comme lors des dernières élections locales, les autorités n’ont pas publié de statistiques sur la participation. Dans la capitale, le scrutin s’était déroulé dans un climat d’indifférence relative. A l’issue du dépouillement, le taux de participation était apparu légèrement supérieur à 26% dans le bureau de l’hôtel de ville.

Les conseillers élus forment le collège des grands électeurs qui sera chargé le 12 octobre de renouveler la moitié des 72 sièges du Sénat.

Aux termes de la Constitution actuelle, M. Sassou Nguesso, à la tête de l’Etat congolais de 1979 à 1992 puis sans discontinuer depuis 1997, devra quitter le pouvoir en 2016. L’opposition lui prête l’intention de modifier la Constitution par voie référendaire afin de briguer un nouveau mandat présidentiel cette année-là.

AFP

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