Côte d’Ivoire: 1.129 cas de viols enregistrés de 2012 à 2015 dont 66% des victimes sont des enfants (Onu)

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Le tribunal de première instance d'Abidjan|©DR

Le tribunal de première instance d’Abidjan|©DR

Mille cent vingt-neuf (1.129) cas de viols ont été enregistrés en Côte d’Ivoire de 2012 à 2015 dont 66% des victimes sont des enfants, selon un rapport conjoint de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH), présentant l’analyse des principales tendances en ce qui concerne les viols et les tentatives de viol commis dans le pays.

L’état des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés de ces viols et tentatives de viol, présente des « obstacles à leur poursuite » dus à « une impunité persistante (et) à l’absence de répression judiciaire systématique », indique le rapport.

Le rapport qui met en évidence certains « progrès » réalisés par les autorités ivoiriennes, formule des recommandations à l’endroit des organisations non gouvernementales et de la communauté internationale en vue de renforcer les actions de prévention et la lutte contre l’impunité à l’égard des violences sexuelles.

« En dépit de la fin des hostilités depuis 2011 et de l’accalmie engendrée par la stabilisation progressive des institutions, les viols, commis principalement par des personnes privées, se sont poursuivis », souligne le texte.

Selon ces organismes de l’ONU, la prévalence de ces crimes a sans doute été exacerbée par les années de conflit qu’a connu le pays et qui ont « favorisé une culture de violence en raison du climat général d’insécurité et ont été marquées par une impunité persistante due à l’absence de répression judiciaire systématique ».

Bien que 90% des cas de viols documentés dans le rapport aient fait l’objet d’une enquête, moins de 20 pour cent d’entre eux ont abouti à un jugement.

En outre, la totalité des 203 cas ayant abouti à un jugement ont fait l’objet d’une « requalification » des faits, une pratique courante qui consiste à juger les viols comme des délits et non comme des crimes, pour lesquels les peines encourues sont beaucoup plus lourdes.

Le rapport recommande, entre autres, au gouvernement ivoirien de « veiller à ce que toutes les victimes de violences sexuelles aient accès à la justice, en particulier en leur fournissant une aide juridique gratuite » et de « considérer la tenue de sessions d’assises spécialisées sur les crimes de viol afin de lutter efficacement et promptement contre ces crimes ».

© OEIL D’AFRIQUE

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