Côte d’Ivoire: 23 partis de l’opposition exigent le retrait du projet de révision de la Constitution

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Le président ivoirien Alassane Ouattara

Le président ivoirien Alassane Ouattara

Vingt et trois (23) partis politiques de l’opposition ivoirienne ont demandé jeudi au chef de l’Etat, Alassane Ouattara, de « retirer le projet de révision » de la Constitution, dont le référendum est prévu entre septembre-octobre 2016, dans une déclaration.

Ces formations politiques de l’opposition jugent « illégale et illégitime la réforme » de la loi fondamentale, dénonçant une «opacité » du projet de loi de la Constitution, qui devrait être soumis aux Ivoiriens afin de s’y prononcer dans moins de six mois.

Dès le début de son second mandat, le président Ouattara a annoncé la révision de la Constitution, dont le texte a été adopté en 2000, estimant qu’elle porte des articles conflictogènes.

Avec l’adoption de ce projet de loi, le vœu du président devient un peu plus concret. C’est la machine législative qui va désormais se mettre en marche.

L’organisation d’un référendum constitutionnel n’étant pas prévue par le code électoral ivoirien, l’Assemblée nationale devrait avant toute convocation de la population adopter une loi en ce sens.

Affi N’Guessan le leader du parti de Gbagbo, également chef de l’opposition, a souhaité un processus « transparent » et demandé qu’il se tienne avec le référendum constitutionnel, des « états généraux de la République », une proposition qui avait été rejetée par le parti de Ouattara.

La présidente de l’Union républicaine pour la démocratie (URD), Danielle Boni Claverie, a demandé au chef de l’État, il y a quelques jours, « d’ajourner sa décision pour que cet événement majeur dans la vie d’une nation puisse se dérouler dans la transparence, dans le respect du droit et selon un chronogramme accepté par tous ».

« C’est à nous, Ivoiriens, de dire si nous voulons aller à un référendum, si le moment choisi, nous le trouvons opportun, si cette 3ème République que l’on veut imposer se justifie. Personne ne peut décider à notre place », a-t-elle martelé.

Le président Ouattara a procédé fin mai à la mise en place d’un Comité d’experts, chargé de proposer un avant-projet pour la nouvelle, et a entamé quelques mois après des constitutions en vue d’aboutir à un texte plus consensuel.

La nouvelle loi fondamentale prévoit l’institution d’un poste de vice-président et d’un Sénat.

© OEIL D’AFRIQUE

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