Côte d’Ivoire: 9,8 % de croissance en 2012 et 8% en 2013, selon le FMI

Côte d’Ivoire: 9,8 % de croissance en 2012 et 8% en 2013, selon le FMI

La Côte d’Ivoire a connu en 2012 une croissance économique de 9,8% après une récession causée par une grave crise politique, mais la croissance devrait ralentir en 2013 pour se situer autour de 8%, a déclaré mercredi à Abidjan le Fonds monétaire international (FMI).

« Les performances macroéconomiques en 2012 ont été meilleures que prévu, avec un taux de croissance du PIB (produit intérieur brut) réel de 9,8% », a affirmé devant la presse Michel Lazare, chef d’une mission conjointe du FMI et de la Banque mondiale.

« L’inflation s’est établie à 1,3% en 2012 », a ajouté M. Lazare, dont la délégation a achevé une mission de deux semaines dans le pays.

« La Côte d’Ivoire rejoint le cercle vertueux des économies à forte croissance en Afrique et dans le monde, cela devrait se maintenir en 2013 avec une prévision de 9% », s’est félicité le Premier ministre ivoirien et ministre de l’Economie, Daniel Kablan Duncan.

Mais le représentant du FMI, tout en évoquant « des perspectives économiques favorables pour 2013 », a indiqué que l’estimation des institutions internationales était inférieure à celle d’Abidjan pour l’année en cours.

« Notre chiffre est plutôt de l’ordre de 8% », a-t-il précisé. « Il ne s’agit pas d’une divergence sur les politiques qui sont menées, mais plutôt d’une légère différence d’appréciation sur (leur) impact » et sur la part du secteur privé dans l’essor du pays, a-t-il fait valoir.

Pour le Premier ministre ivoirien, « les efforts importants déployés par le gouvernement pour l’amélioration du climat sécuritaire et celui des affaires en Côte d’Ivoire ont permis » la croissance enregistrée, « tirée par les investissements, les exportations et dans une moindre mesure par la consommation ».

En 2012, le FMI a cependant noté « des retards (…) dans la préparation d’une stratégie à moyen terme de la masse salariale publique, la restructuration du secteur public, la régularisation de la dette intérieure et l’adoption du code de l’électricité ».

Premier producteur mondial de cacao et toujours première puissance économique d’Afrique de l’Ouest francophone, le pays avait connu une forte récession après la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui avait fait quelque 3.000 morts.

 

AFP

Bona

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