Côte d’ivoire : Affi Nguessan redynamise le FPI dans la plus grande incompréhension des cadres

Côte d’ivoire : Affi Nguessan redynamise le FPI dans la plus grande incompréhension des cadres

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Pascal Affi N’guessan

L’ancien Premier Ministre ivoirien, Pascal Affi N’Guessan

Le secrétariat général du Front populaire ivoirien (FPI) est en pleine organisation. Ce réaménagement a laissé libre court à tous les commentaires possibles. Les militants du parti de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo ont du mal à se mettre d’accord sur la réorganisation en cours entamée par Pascal Affi Nguessan.

Dans la nouvelle équipe de Pascal Affi Nguessan, on note que le nombre des membres est porté de 77 à 128. De même, le nombre des vice-présidents est passé de 10 à 15 et un plus grand nombre de secrétaires nationaux. M. Affi N’Guessan explique que son but est de redynamiser et rajeunir le parti, tout en occupant davantage le terrain.

« Il y a aussi plus d’intellectuels et d’universitaires pour réfléchir à notre programme de gouvernement et suivre plus précisément la politique du pouvoir actuel», ajoute l’ancien Premier ministre ivoirien.

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Il a également créé un poste qui reste à pourvoir. Il s’agit du poste de secrétaire national chargé des actions pour la libération de Laurent Gbagbo. Pascal Affi N’Guessan explique que ce poste devra être occupé par quelqu’un qui a une personnalité forte dotée d’une formation juridique et qui ne fasse l’objet d’aucune poursuite judiciaire l’empêchant de voyager à l’étranger afin de mieux faire connaître le dossier Gbagbo.

Cette redynamisation a du mal à passer du côté des barons de l’ancien régime qui trouvent que l’actuel président du parti chercher à tourner la page du fondateur qui n’est autre que Laurent Gbagbo. Mais Laurent Akoun, le désormais 5e vice-président chargé de la vie du parti cherche à expliquer. « La libération de Gbagbo est au cœur de notre combat et doit le rester », a-t-il dit.

Dans le même temps, M. Akoun et le premier vice-président Aboudramane Sangaré, représentant la ligne ultra qui pose la libération de son leader historique comme préalable à tout dialogue avec le pouvoir, cherche à faire invalider cette réorganisation d’Affi Nguessan.

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« Je ne comprends pas quel en est l’objectif. Bien que responsable de cette formation, je n’ai pas été consulté et la possibilité d’en débattre réellement ne nous a pas été donnée. C’est donc une sorte de coup de force avec lequel je ne suis pas d’accord», a-t-il indiqué.

Accusations balayées du revers de la main par le leader du FPI qui indique qu’il ne s’agit pas de rompre avec Gbagbo, mais de continuer sa lutte. Il avance comme preuve, la présence de nombreux proches de l’ancien chef de l’État au sein de ce secrétariat et l’arrivée de son fils Michel au poste de secrétaire national chargé de la politique pénitentiaire et des détenus politiques en sont la preuve. Quant à Simone Gbagbo, en résidence surveillée à Odienné (Nord), elle avait été maintenue à son poste de deuxième vice-présidente – sans portefeuille dorénavant. Mais Mme Gbagbo va refuser d’occuper son poste.

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Le prochain congrès du FPI devra se tenir avant la fin de l’année. Selon les ultra, le principal parti d’opposition ne doit pas présenter un candidat à la présidentielle de 2015. Mais pour le camp d’Affi Nguessan, il n’est pas question de pratiquer la politique de la chaise vide qui cause d’énormes préjudices au parti.  

©Oeildafrique.com 

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