Côte d’Ivoire : Amadou Gon Coulibaly, pressenti au poste de vice-président, probable futur chef d’Etat ivoirien (ANALYSE)

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Amadou Gon Coulibaly

Le secrétaire général de la présidence ivoirienne, Amadou Gon Coulibaly|©DR

Le secrétaire général de la présidence ivoirienne, Amadou Gon Coulibaly, pressenti au poste de vice-président institué dans la nouvelle Constitution en cours d’élaboration, est en pole position pour briguer la magistrature suprême après le départ de Alassane Ouattara du pouvoir « à l’horizon 2020 », selon des indiscrétions.

Le projet de révision constitutionnelle n’est pas du goût de l’opposition qui demande à M. Ouattara de sursoir à cette démarche, qui pour elle n’est pas opportune à l’heure actuelle.

Dans son discours à la Nation, à la veille des 56 ans de l’indépendance du pays, le chef de l’Etat ivoirien a soutenu que « l’intérêt de cette réforme est de garantir la paix et la stabilité et de mettre la Côte d’Ivoire à l’abri de tension et d’incertitudes pouvant déboucher sur un ralentissement économique ».

M. Ouattara a annoncé la « création d’un poste de vice-président, élu au suffrage universel direct» en vue de « garantir la continuité de l’État » en cas de vacance de pouvoir. Il a aussi confirmé l’institution d’un Sénat qui va « conférer au Parlement ivoirien un caractère bicaméral, c’est-à-dire à deux chambres ; mais garantissant la primauté de l’Assemblée nationale ».

Lors du dépôt des dossiers de candidatures, les principaux prétendants devront indiquer le nom de leur vice-président, à l’instar des Etats-Unis. Cependant, après le vote référendaire de la nouvelle Constitution, M. Ouattara, selon des indiscrétions, désignera Amadou Gon Coulibaly Comme son vice-président pour comble le vide constitutionnel.

Une fois vice-président, M. Amadou Gon, déjà bien introduit dans l’appareil de l’Etat, devrait être positionné comme le successeur de M. Ouattara. Partant, l’alternance au pouvoir promise par l’actuel président au parti de l’ancien chef d’Etat Henri Konan Bédié devient caduque.

Une coalition de 23 partis politiques ivoiriens dont la formation de l’ex-président Laurent Gbagbo, a rejeté le projet de révision de la Constitution et demandé au président ivoirien Alassane Ouattara de le retirer pour « éviter les erreurs du passé et épargner » le pays d’une « nouvelle crise socio-politique aux conséquences imprévisibles ».

L’opposition qui trouve le processus opaque, compte boycotter ce référendum. De son côté, la plateforme des houphouétises, la coalition au pouvoir, a pu régler les mésententes et veut passer à la vitesse supérieure.

Le chef du parti de Gbagbo, Affi Nguessan, a annoncé des manifestations pour protester contre la réforme constitutionnelle. Pour lui, ces marches pacifiques, devraient permettre à la Côte d’Ivoire de se retrouver afin que ceux qui sont au pouvoir constatent que le pas est de retour. « S’il y a eu un moment de torpeur à cause des violences de 2011, les Ivoiriens sont sortis de cette torpeur et sont prêts à prendre en main leur destin ».

« C’est le défi qui nous est lancé par ce projet de nouvelle Constitution (…) En septembre, vous allez nos voir sur le terrain », a déclaré M. Affi.

A ces propos, Joël Nguessan, le porte-parole du Rassemblement des républicains (Rdr), parti au pouvoir, réagi, affirmant que le chef du parti de Gbagbo sera tenu « responsable pour toutes les dérives » qui pourraient survenir si ses militants descendaient dans la rue.

Les députés ivoiriens ont adopté en juillet le projet de loi sur le référendum constitutionnel, souhaité par le président Alassane Ouattara, et qui devrait doter le pays d’une nouvelle loi fondamentale, lors d’une plénière dirigée par le chef de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.

Le référendum constitutionnel en vue de doter la Côte d’Ivoire d’une nouvelle loi fondamentale a été fixé au 30 octobre par la Commission électorale indépendante (CEI).

© OEIL D’AFRIQUE

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