La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso s’unissent pour lutter contre le travail des enfants

La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso s’unissent pour lutter contre le travail des enfants
Dominique Ouattara et Chantal Compaoré

Les Premières dames de Côte d’Ivoire et de Burkina Faso, Dominique Ouattara et Chantal Compaoré

Les Premières dames de Côte d’Ivoire et de Burkina Faso, Dominique Ouattara et Chantal Compaoré, ont signé jeudi à Abidjan un accord bilatéral de coopération en matière de lutte contre la traite transfrontalière des enfants.

Les deux Premières dames se sont engagées à accompagner l’adoption et la mise en oeuvre de l’accord, ce qui devrait permettre aux gouvernements de leurs pays respectifs, selon Mme Compaoré, de « renforcer les mécanismes nationaux de prise en charge des enfants victimes de la traite transfrontalière ».

« Je reste convaincue qu’en signant cet accord de coopération, nous posons en amont les bases d’une réponse plus adaptée pour endiguer le fléau », a pour sa part déclaré Mme Ouattara.

« La mise en commun de nos efforts nous permettra de combattre beaucoup plus efficacement les abus et les violences qui sont quotidiennement faites à de milliers d’enfants dans nos pays », a-t- elle ajouté.

L’accord engage les deux parties à prendre toutes les mesures nécessaires pour « prévenir et détecter la traite des enfants, à élaborer et mettre en oeuvre des plans d’actions, des programmes et projets régionaux, bilatéraux et nationaux » de lutte contre la traite des enfants.

Les deux épouses des chefs d’Etat ivoirien et burkinabé se sont également engagées à mobiliser les ressources nécessaires au fonctionnement des structures de lutte contre la traite des enfants et à la mise en oeuvre des programmes y afférents.

L’accord de coopération prévoit « d’incriminer et de réprimer » toute action favorisant la traite des enfants, et de « punir » les auteurs et complices de ce fléau ou dans le cas échéant,  » d’extrader » à la demande des parties signataires de l’accord, les auteurs et complices de la traite des enfants ou « faciliter leur remise de police à police ».

Les deux Premières dames ont dit leur détermination à prendre toutes les dispositions pour « harmoniser » leur « législation en matière de lutte » contre ce fléau et développer des programmes spécifiques et des « mécanismes permanents pour améliorer l’enregistrement des enfants à la naissance ».

Les parties contractantes ont prévu de faciliter le retour des enfants « dans les meilleurs délais et dans les meilleures conditions possibles » dans leur pays d’origine et d’enregistrer, si nécessaire, l’enfant rapatrié aux services de l’état civil ou rétablir les actes fondamentaux de son identité.

Selon l’accord, le pays de destination s’engage à « retirer immédiatement et à prendre en charge l’enfant victime de traite après son identification, en tenant compte de son intérêt et de son opinion ».

En Côte d’Ivoire, selon le Bureau international du travail (BIT) , environ 1,5 million d’enfants de 5 à 17 ans sont impliqués dans les activités économiques.

Le pays, premier producteur mondial de cacao, était sous la menace de boycott de l’industrie internationale du cacao et du chocolat qui l’accusait d’utiliser des enfants, pour la plus grande part originaires du Burkina Faso, dans les plantations de cacao.

En 2010, des chiffres officiels estimaient entre 8% et 15% le taux d’enfants travaillant à plein temps dans la cacaoculture et entre 30% et 37% le taux d’enfants travaillant à temps partiel dans les plantations de cacao.

Oeildafrique.com avec Xinhua


Tags assigned to this article:
Burkina Fasocote d'ivoire

Related Articles

Sénégal: Le ministre de la Communication annonce sa démission du gouvernement

[GARD align= »center »] C’est l’une des conséquences de mauvais résultats issus des élections locales sénégalaises. Battu dans sa commune de Saint-Louis,

Nigeria: des islamistes présumés attaquent des casernes

 [wp_ad_camp_3] Des dizaines d’islamistes présumés ont attaqué vendredi des casernes dans le nord-est du Nigeria, tirant sur les militaires qui

«Nous avons sous-estimé Boko Haram», admet le président du Nigeria

Le président nigérian Goodluck Jonathan admet, dans un entretien à un journal local diffusé dimanche, avoir «sous-estimé» le groupe islamiste

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*