Côte d’Ivoire: le gouvernement condamne la mutinerie des forces spéciales

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Le président ivoirien Alassane Ouattara, à Abidjan, le 7 juin 2016.|AFP

Le président ivoirien Alassane Ouattara, à Abidjan, le 7 juin 2016.|AFP

Le gouvernement ivoirien a condamné, mercredi la mutinerie des militaires des Forces spéciales basés à Adiaké (90 km à l’est d’Abidjan), où un calme « très précaire » était revenu, mais a assuré avoir « entamé les discussions » avec les mutins.

« Le gouvernement (…) condamne et déplore ces formes violentes de revendication » a déclaré le ministre de la Communication Bruno Nabagné Koné, à l’issue du Conseil des ministres, évoquant « une attitude malheureusement récurrente ces derniers temps ».

« Le gouvernement a immédiatement entamé les discussions avec les soldats concernés », a néanmoins ajouté M. Koné, porte-parole du gouvernement.

Mercredi, comme ils l’avaient déjà fait la veille, des militaires des Forces spéciales basés à Adiaké, siège d’une importante base militaire à une trentaine de km de la frontière avec le Ghana, sont à nouveau sortis dans les rues en tirant en l’air pour « réclamer des primes ».

« Les tirs ont repris. Aujourd’hui, jour de marché, ils ont demandé aux femmes du marché de rentrer à la maison. C’est la psychose, tout le monde est terré chez soi », avaient raconté, dans la matinée des habitants joints au téléphone par l’AFP depuis Abidjan.

En début d’après-midi « les tirs ont cessé, mais les rues sont (…) désespérément vides », a indiqué un habitant, évoquant « un calme très précaire » et affirmant que « les mutins disent attendre (…) pour remettre le couvert si rien n’est décidé ».

Les Forces spéciales ivoiriennes sont une unité d’élite de l’armée, directement impliquées dans la sécurité du président ivoirien Alassane Ouattara.

Début janvier, la Côte d’Ivoire a été secouée par une mutinerie d’anciens rebelles intégrés dans l’armée, qui avaient paralysé plusieurs villes pour réclamer le paiement de primes.

En satisfaisant à leurs revendications, via le versement de primes à 8.500 de ces membres de l’ex-rébellion ivoirienne ayant contrôlé le nord du pays entre 2002 et 2011, les autorités avaient provoqué la colère de militaires et gendarmes non concernés par cet accord financier, qui s’étaient à leur tour mutinés. Des affrontements avaient fait quatre morts à Yamoussoukro (centre) à la mi-janvier.

Les autorités avaient ramené le calme en promettant « d’améliorer les conditions de vie » de toutes les forces de sécurité.

La Côte d’Ivoire a lancé en 2016 une ambitieuse loi de programmation militaire jusqu’en 2020, qui prévoit la modernisation et des achats d’équipements pour 1,2 milliard d’euros et une refonte des effectifs.

AFP

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