Côte d’Ivoire: la France perd 10% de parts de marché

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Le président du patronat français, Pierre Gattaz (G) et Jean Kacou Diagou, président du Patronat ivoirien (D)

Le président du patronat français, Pierre Gattaz (G) et Jean Kacou Diagou, président du Patronat ivoirien (D)

Les parts des entreprises françaises en Côte d’Ivoire, en matière d’investissement, se sont établies à « 10% » contre « 20 à 25% » il y a 20 ans, a dit mardi à Abidjan le président du MEDEF, Pierre Gattaz, au cours d’une conférence de presse.

« Nous sommes à 10% de parts de marché, on était à 20-25%, nous avons perdu des flux« , a indiqué M. Gattaz, le président du Mouvement des entreprises de France (Medef), au cours d’une conférence animée avec Jean Kacou Diagou, président du « Patronat ivoirien ».

La France, premier partenaire économique de la Côte d’Ivoire « doit se réveiller » car « aujourd’hui, il est très important » que ses entreprises « puissent aller à la rencontre des PME ivoiriennes afin de construire ensemble dans tous les secteurs d’activité », a-t-il affirmé.

« Il faut se remettre, il faut se rebattre, c’est la compétition (…) il faut réagir, apporter beaucoup plus de services et de valeurs ajoutées », a estimé M. Gattaz, qui conduit une délégation de « 150 personnes dont « 75% sont des PME (Petites et moyennes entreprises) ».

« Nous avons souhaité le retour des entreprises françaises, pas seulement des grandes entreprises, mais aussi et surtout des PME qui sont à la dimension de nos investisseurs locaux de sorte à avoir un partenariat gagnant-gagnant », a souligné Jean Kacou Diagou.

Présentant les besoins actuels du gouvernement, Jean Kacou Diagou, a rappelé qu’après la reprise économique de la Côte d’Ivoire, ces quatre dernières années, le pays souhaitait avoir des investisseurs dans le domaine de la « transformation industrielle ».

La Côte d’Ivoire, qui enregistre une croissance moyenne de 9% depuis 2012 (au sortir de la crise postélectorale), a mis en place un Programme national de développement (PND), dont le second qui s’étend sur la période 2016-2020 est estimé à 30.000 milliards de Fcfa. 

Les opérateurs économiques français envisagent investir dans les domaines des infrastructures routières, du logement, l’électricité, le traitement des déchets, des TIC, la digitalisation et du secteur agricole, a fait savoir le président du Medef.

La position de la France, restée partenaire privilégié de la Côte d’Ivoire depuis l’indépendance, semble être menacée, par la présence de groupes asiatiques (Chine, Corée), durant ces deux décennies. 

© OEIL D’AFRIQUE

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