Côte d’Ivoire: les ex-barons de la filière café-cacao désormais libre

Côte d’Ivoire: les ex-barons de la filière café-cacao désormais libre

Incarcérés depuis 2008 les ex-dirigeants de la filière café-cacao accusés de malversations massives profitent depuis la semaine dernière d’une liberté provisoire.

Le tribunal correctionnel d’Abidjan lors d’une audience vendredi a rendu la décision de libérer les 22 détenus du procès de la filière café-cacao. Cette décision intervenue presque sous silence dans l’ambiance de la campagne des élections locales a été accueilli avec faste par les concernés ainsi que leur famille qui n’ont pas manqué de jubiler dans la salle d’audience.

L’affaire des malversations dans la juteuse filière café-cacao remonte à la mi-année 2007. Sur instruction du Président Laurent Gbagbo et contre toute attente la justice Ivoirienne livre les conclusions d’une enquête diligentées 8 mois plus tôt à la presse et qui inculpent 23 personnes accusées de malversation dans la filière. Parmi elles les gros bonnets des structures dirigeantes que son Henri Kassi Amouzou, président du conseil de gestion du Fonds de développement des activités des producteurs de café et de cacao (FDPCC) Angeline Killi et Firmin Kouakou respectivement présidente et directeur général du Fonds de régulation et de contrôle du café et du cacao (FRCC), Jean-Claude Amon, l’un des conseillers du président Gbagbo, Lucien Tapé Do, président de la Bourse du café-cacao (BCC). Il leur est principalement reproché d’avoir détourné depuis 2001 une grande partie des fonds destinés à soutenir les producteurs de café et de cacao. Le préjudice s’élèverait à 115 milliards de F CFA (plus de 175 millions d’euros). Convoqué et entendu à partir de juin 2008 par le juge Ladji Gnakadié, ils seront tous mis aux arrêts et font l’objet d’un procès depuis 2010.

L’affaire des malversations dans la filière café-cacao fera alors grand bruit et l’ouverture du procès des prévenus sera suivi avec grand intérêt par l’ensemble de l’opinion mais surtout avec un oeil attentif des institutions de Breton woods qui désirait plus de transparence dans la manne du binôme ivoirien.

Le journaliste Franco Canadien, Guy-André Kieffer qui enquêtait sur les manoeuvres obscures dans la filière n’aurait-il pas fait les frais?

Disparut depuis le 16 avril 2004 il semblerait qu’il en savait un peu trop sur les dessous du financement des ventes d’armes en Côte d’Ivoire, des groupes rebelles du Libéria, de la Banque Nationale d’Investissement et du paiement des salaires des fonctionnaires de Guinée-Bissau par la Côte d’Ivoire.

Fulbert Koffi
Abidjan / Oeil d’Afrique

Fulbert Koffi

Fulbert Koffi

Journaliste Oeil d'Afrique, basé à Abidjan (Côte d'Ivoire), spécialiste des dossiers politiques et sociaux culturels.


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