Côte d’Ivoire : Mutinerie à Bouaké et plusieurs autres villes, ce qu’il faut savoir

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Côte d’Ivoire : Mutinerie à Bouaké et plusieurs autres villes, ce qu’il faut savoir | ©OEILDAFRIQUE

Le pays a vécu une journée particulière ce vendredi 6 janvier avec des bruits de botte à Bouaké et plusieurs autres villes de l’intérieur. Des mutins réclamant le paiement de primes, des hausses de salaire et un meilleur traitement de la part du gouvernement se sont soulevé et manifesté.

Le mouvement de contestation des militaires à démarré tôt vendredi à Bouaké, dans le centre du pays et ancien fief de l’ex rébellion de Guillaume SORO.

Déjà dans la nuit au environ de 00H 30 les commissariats de Djamourou et de Sokoura deux quartiers de Bouaké on été attaqué par les mutins qui y ont emporté les armes et libéré les prisonniers. Même scène à la préfecture de police. Dès cet instant ils commencent à tirer en l’air et prennent position aux points stratégiques de la ville. Un groupe de militaires prend la direction de l’Etat major du 3e bataillon, sur les lieux ils font usage de leurs armes en tirant en l’air. Ils vont visiter toutes les casernes et post de police avec un seul discours à la bouche  » Nous ne sommes pas là pour vous faire du mal mais nous revendiquons nos droits », selon un témoin riverain d’un post de police.

Au environ de 06H du matin ils s’emparaient des principaux corridors dont celui du sud principale entrée de la ville.

La population qui avait entendu les tirs de la nuit se réveil avec des militaires dans les rues. Ils patrouillent dans des Pick-up et à moto. Pour dame Elisabeth employé à la radio télévision Bouaké cela ressemble fort bien à ce qui s’était passé une nuit de 19 septembre 2002, date de début de la rébellion ivoirienne.

À Bouaké, les mutins ont précisé aux autorités militaires leurs doléances. Elles sont salariales et voudraient le paiement de certaines primes, l’augmentation de leur salaire, la réduction du temps à passer dans les grades et la clarification sur les primes de l’Ecomog (la Force armée de la (Cedeao).

Certaines sources indiquaient que les soldats mutins au nombre de 8400 sur l’ensemble du territoire réclameraient la somme de 7 millions plus une villa qui leur auraient été promise lors de la crise post électorale.

Dans la mi-journée de vendredi les militaires dans les villes de Daloa, Korhogo, Daoukro entrèrent eux aussi dans le mouvement de contestation, bloquant les accès de ces villes.

Ce samedi des négociations sont prévu à Bouaké

Toute la nuit à Bouaké des tirs ont retenti dans plusieurs quartiers malgré un couvre-feu instauré par les mutins. La situation reste tout de même tendue à Bouaké qui attend le ministre chargé de la défense. Alain-Richard Donwahi, le ministre à la présidence chargé de la Défense, doit venir négocier avec les contestataires après l’échec hier de la médiation mené par le préfet et l’archevêque de Bouaké.

Au moment ou nous mettons en cette ligne ce point de la situation nous apprenons que la caserne d’Akouedo était en ébullition et que des barrages avaient été érigés par des mutins dans le quartier du Plateau, centre des Affaires d’Abidjan.

Envoyé spécial pour Oeildafrique

Fulbert KOFFI Evans

Fulbert Koffi

Fulbert Koffi

Journaliste Oeil d'Afrique, basé à Abidjan (Côte d'Ivoire), spécialiste des dossiers politiques et sociaux culturels.


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