Côte d’Ivoire: «ultime» report du procès d’officiers pro-Gbagbo

Le commandant Anselme Séka Yapo, ancien chef de la sécurité rapprochée de l'ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo, poursuivi pour "meurtre", le 4 juin 2015 à Abidjan (Photo Sia Kambou. AFP)

Le commandant Anselme Séka Yapo, ancien chef de la sécurité rapprochée de l’ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo, poursuivi pour « meurtre », le 4 juin 2015 à Abidjan (Photo Sia Kambou. AFP)

Le tribunal militaire d’Abidjan a décidé lundi d’un «ultime» renvoi, au 3 août, du procès d’officiers ivoiriens fidèles à l’ex-président Laurent Gbagbo durant la crise postélectorale de 2010-2011, en raison de l’absence de l’avocat d’un des principaux prévenus.

Ce report, le troisième depuis l’ouverture du procès en juin, intervient après celui du 21 juillet, au cours duquel le tribunal avait déjà constaté l’absence du défenseur du commandant Anselme Séka Yapo, ancien chef de la sécurité rapprochée de l’ex-Première dame Simone Gbagbo, poursuivi pour «meurtre».

«Le tribunal exceptionnellement renvoie» le procès d’«une semaine», a annoncé le président du tribunal Tahirou Dembélé. «Ce sera l’ultime renvoi, je dis bien l’ultime renvoi!», a-t-il martelé, visiblement agacé.

L’audience du lundi 3 août doit être consacrée aux dernières auditions des prévenus, aux réquisitions et aux plaidoieries, a indiqué le tribunal.

Ouvert le 9 juin, ce procès de neuf officiers, dont deux piliers de l’appareil sécuritaire sous Laurent Gbagbo, avait déjà été interrompu une première fois à la demande des avocats de la défense, qui réclamaient des «preuves» ou, le «cas échéant», «l’exhumation du corps d’une victime en vue d’une autopsie».

Le commandant Anselme Séka Yapo avait été le dernier accusé entendu par le tribunal en juin. Surnommé «Séka Séka», il est poursuivi pour «assassinat» et «blanchiment d’argent aux fins d’achat d’armes». L’officier plaide non coupable.

Dans le même procès, un autre homme fort de l’ancien régime, le commandant Jean-Noël Abéhi, qui dirigeait le plus grand camp de gendarmerie du pays, basé à Abidjan, est poursuivi pour «complot» et «désertion à l’étranger».

La crise de 2010-2011, causée par le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire du président Alassane Ouattara à l’élection de novembre 2010, avait fait quelque 3.000 morts.

M. Gbagbo, emprisonné depuis plus de trois ans à La Haye, doit être jugé à partir de novembre pour crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI).

Une élection présidentielle se tiendra en octobre en Côte d’Ivoire, dont M. Ouattara est le grand favori.

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