La Côte d’Ivoire veut créer un label pour l’« attiéké », une spécialité culinaire du pays

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La Côte d’Ivoire veut créer un label pour l’« attiéké », une spécialité culinaire du pays|©DR

La Côte d’Ivoire veut créer un label pour l’« attiéké », une spécialité culinaire du pays|©DR

L’« attiéké », une spécialité culinaire ivoirienne, de plus en plus reproduite par plusieurs pays dont la Chine, semble éloigner la Côte d’Ivoire de la paternité de ce mets faits à base de semoule de manioc. Ainsi, le gouvernement ivoirien a chargé le département en charge des normes de créer un label afin de protéger ce patrimoine culinaire du pays.

Face à la concurrence étrangère croissante, la Côte d’Ivoire compte sécuriser cette invention culinaire issue des peuples lagunaires, vivant notamment dans le Sud du pays.

Lors d’une conférence de presse, le porte-parole du gouvernement ivoirien, Bruno Koné, a indiqué mercredi que le Conseil a instruit le ministre de l’Industrie à «prendre les dispositions nécessaires pour assurer la protection juridique internationale de (l’) appellation +attiéké+ ainsi que du mode de production de cette denrée ».

Ce label devrait permettre à l’Etat de Côte d’Ivoire d’intégrer l’«attiéké » dans son patrimoine culturel par la création d’ »une marque internationale de produits et de services ».

« En raison de sa notoriété, la production de cette denrée tend à se développer de façon importante hors de la Côte d’Ivoire et tend à être commercialisée sous la même appellation par des pays qui utilisent une partie seulement du process de mise en œuvre », a soutenu le porte-parole du gouvernement ivoirien.

L’attiéké, un mets fait à base de semoule de manioc cuite à l’aide de vapeur, est très prisé en Côte d’Ivoire. Il constitue aujourd’hui un aliment de base.  Plusieurs tonnes sont exportées dans la sous-région et dans le monde, notamment au Burkina, au Mali, en France, ou aux Etats-Unis.

Le Sénégal et le Burkina Faso aurait créé une norme de l’attiéké. En outre, la Chine qui produit du manioc dans sa rions tropicale, est le premier producteur de cet aliment dans le monde.

Le prix de l’attiéké a connu récemment une hausse en raison d’une pénurie. Selon certains paysans, cette situation est due au manque de terres cultivables, la pauvreté des sols et l’abandon de la culture du manioc au profit de l’hévéa.

© OEIL D’AFRIQUE

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