La CPI autorise Jean-Pierre Bemba à faire une déclaration sans serment

La CPI autorise Jean-Pierre Bemba à faire une déclaration sans serment
Jean-Pierre Bemba

Jean-Pierre Bemba, détenu à la Haye depuis mai 2008

La Chambre de première instance de la Cour pénale internationale (CPI) a autorisé l’opposant congolais Jean-Pierre Bemba, détenu à la Haye depuis mai 2008, à faire une déclaration sans serment, ne dépassant pas une heure, dans le cadre des déclarations de clôture de la Défense, a-t-on appris lundi de la représentation de cette cour à Kinshasa.

Selon un communiqué de la CPI relatif à cette décision dans la capitale congolaise, les dates de ces déclarations seront confirmées ultérieurement.

Le Procureur n’est pas autorisé à interroger l’accusé lorsqu’il fait sa déclaration sous serment, souligne la même source.

Le procès dans l’affaire Bemba s’est ouvert le 22 novembre 2010. Le concerné serait pénalement responsable, en qualité de chef militaire, de deux chefs de crimes contre l’humanité (viol et meurtre) et de trois chefs de crimes de guerre (viol, meurtre, et pillage) commis en 2002 et 2003 par les éléments armés de sa rébellion du Mouvement de libération du Congo (MLC).

Les troupes de Bemba avaient été invitées en Centrafrique par le régime au pouvoir de l’ancien président Ange-Félix Patassé, face à l’avancée de la rébellion de l’ancien président François Bozizé.

En 2003, M. Bemba a été désigné vice-président de la République démocratique du Congo (RDC), à la faveur des accords qui ont sanctionné le dialogue inter congolais tenu à Sun City, en Afrique du Sud.

Transformé parti politique, le MLC a réussi à devenir la deuxième force politique du pays avec 64 députés, après le parti présidentiel (une centaine de députés), lors de la première législature (2007-2011).

Candidat malheureux (41,95 %) au second tour de l’élection présidentielle qui l’a opposé en octobre 2006 à Joseph Kabila (58,05 %), Bemba a réussi à se faire élire en janvier 2007 sénateur.

En dépit de son exil intervenu après des combats qui ont opposé en mars 2007 en pleine ville de Kinshasa sa garde rapprochée aux forces loyalistes et sa détention à la Haye, l’opposant congolais garde encore son siège au parlement de son pays.

En octobre dernier, à la faveur du dialogue entre Congolais dénommé ‘’concertations nationales », le président Joseph Kabila avait instruit le gouvernement de suivre le dossier des Congolais détenus par la CPI, dont M. Bemba.

Oeildafrique.com avec l’APA

Bona

Bona

L'actualité africaine n'a pas de secret pour moi. Toujours à l'afflux, je ne loupe rien.


Tags assigned to this article:
CPIRDC

Related Articles

Sondage sur les actions des combattants congolais en France

Depuis plusieurs mois, nous assistons au réveille politique de la diaspora congolaise. Plusieurs associations ont vu le jour sous le

Rwanda : une réforme constitutionnelle pour un seul individu perd en « crédibilité », selon l’UE

La chef de la diplomatie européenne a reconnu vendredi le droit « légitime » d’un pays à modifier sa Constitution. Mais elle

RDC: trois étudiants acquittés par la justice faute de preuves

[GARD align= »center »] La justice congolaise a acquitté mardi à Kinshasa trois étudiants poursuivis pour « offense à la personne du chef

1 commentaire

Espace commentaire
  1. HNzeza
    HNzeza 4 novembre, 2013, 20:03

    La cpi est la que pour les Africains c’est triste.

    Répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*