CPI : Jean Pierre Bemba et ses « complices » chargent la procureure et accusent

CPI : Jean Pierre Bemba et ses « complices » chargent la procureure et accusent
Jean-Pierre Bemba

Jean-Pierre Bemba, détenu à la Haye depuis mai 2008

Jean Pierre Bemba et deux autres suspects de subornation de témoins ont comparu mercredi devant les juges de la Cour pénale internationale. Ces personnes poursuivies pour faux et usages de faux et soupçonnées d’avoir corrompu des témoins dans le cadre du procès intenté contre le sénateur congolais Jean-Pierre Bemba avaient comparu pour répondre aux accusations portées contre leur personne.

L’ancien vice président congolais Jean Pierre Bemba poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2002 et 2003 en Centrafrique connaîtra dans les prochains mois son sort. Son procès en cours depuis novembre 2010, soit trois ans de cela tend vers la fin.

A l’audience mercredi, Aimé Kilolo, l’avocat de Jean-Pierre Bemba dans son procès pour crimes contre l’humanité, a jeté la suspicion sur les motivations du procureur. Cet avocat belge, a affirmé que les documents faux ou falsifiés, dont on l’accuse d’avoir déposés devant la Cour, faisaient en fait l’objet de controverse dans le procès. L’avocat n’a pas aimé le fait que la majorité des audiences de son client se tiennent à huis clos. Pour lundi, c’est au retour d’une mission pour vérifier la fiabilité des documents en question qu’il a été arrêté samedi, à l’aéroport de Bruxelles.

L’avocat, devenu suspect, a dénoncé « la manière forte et humiliante » utilisée contre lui, alors même qu’il passe le plus clair de son temps dans les locaux de la Cour et aurait accepté toute citation à comparaître du procureur. C’est alors que l’avocat de l’avocat de Jean Pierre Bemba a exigé que la Cour restitue à son client son Blackberry et son Ipad, saisis lors de l’arrestation, et qui contiendrait des éléments confidentiels sur la stratégie de la défense dans l’affaire principale intentée contre Jean Pierre Bemba.

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A la suite de Aimé Kilolo, le député congolais, Fidèle Babala Wandu a pour sa part dénoncé ses conditions d’arrestation. En effet, l’homme a été arrêté à 2h du matin dimanche 24 novembre par 30 policiers et sous le regard de ses enfants. Son avocat a déclaré son intention de dénoncer la légalité de l’arrestation du député congolais. Il n’a pas manqué de soulever l’immunité dont jouit son client au regard de la constitution de l’Etat congolais. Autre point soulevé par l’avocat du député, c’est la diffusion sur la télévision congolaise, de l’interpellation de Fidèle Babala Wandu. Il a exigé que les juges de la Cour ordonnent l’interdiction de ces images humiliantes de son client.

La Cour pénale Internationale est en attente du transfert des deux derniers suspects arrêtés le week-end dernier en France et aux Pays-Bas. Une fois transférés à la Cour, ces personnes comparaitront devant les juges pour répondre des accusations qui sont portées contre elles.

Oeildafrique.com


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