Crise au Nord-Mali : L’Algérie revient dans le règlement du conflit, le Burkina mis à la touche

Crise au Nord-Mali : L’Algérie revient dans le règlement du conflit, le Burkina mis à la touche

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Blaise Compaoré

Le président burkinabè et médiateur dans la crise malienne, Blaise Compaoré

Le dossier malien et notamment la crise qui secoue le nord du pays sera l’un des dossiers qui vont être abordés par les Chefs d’Etat et de gouvernements lors du sommet de l’Union africaine qui se déroulera le jeudi 30 et vendredi 31 janvier prochain à Addis-Abeba.

En effet, le problème du Nord-Mali n’est toujours pas réglé. Même si des élections ont pu être organisées après l’affaiblissement des rebelles touaregs et des groupes islamistes qui sévissent dans la région, la tension semble être perceptible. Les acteurs et les observateurs de la situation affirment que rien n’est réglé entre Bamako et les Touaregs.

Depuis le déclenchement de la crise en 2012 après la chute du régime d’Amadou Toumani Touré, l’on a assisté à plusieurs médiations notamment celle du Burkina Faso. Mais une récente médiation suscite de vives réactions. Il s’agit de celle de l’Algérie. Pour beaucoup, l’intervention de l’Algérie dans le règlement de la crise va mettre fin à la médiation burkinabé. Intervenant mardi sur RFI, le ministre malien des Affaires étrangères, Zahabi Ould Mohamed a indiqué qu’il n’y a pas de raison de crier au scandale.

Le chef de la diplomatie malienne salue la médiation du Burkina qui a permis d’organiser les élections présidentielles et législatives qui permettent au Mali un retour à l’ordre constitutionnel. Mais il estime qu’on on est médiateur quand on est sollicité. « La médiation du Burkina a permis de signer l’accord de Ouagadougou. Ce qui a permis de faire une bonne étape dans le processus de l’élection présidentielle et législative. Je ne vois pas pourquoi quelqu’un veut se forcer à être médiateur. On est médiateur quand les deux parties veulent vous avoir comme médiateur. », a-t-il déclaré.

Zahabi Ould Mohamed soutient que le Burkina Faso ne doit pas s’offusquer si par pragmatisme et tous ceux qui connaissent le dossier, savent que l’Algérie est incontournable.

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« S’ils sont objectifs, elle est incontournable pour deux raisons. D’abord il y a des longues frontières avec l’Algérie. Tout le monde sait aussi que les groupes armés qui opèrent dans le Nord du Mali ont un prolongement dans le Sud de l’Algérie. Tout le monde sait aussi que l’Algérie a intérêt que le Nord du Mali soit stable parce que cela dépend de sa propre stabilité », a expliqué le ministre malien.

M. Zahabi précise qu’il y a aussi des groupes terroristes qui sont mélangés à tout ce qui se passe et l’Algérie ne doit pas être indifférente de la situation.

Didier Assogba
Oeildafrique.com

Didier Assogba

Didier Assogba

Journaliste à Oeil d'Afrique. Basé à Lomé, Togo


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