Crise postélectorale en Côte d’ivoire: Ouattara reconnaît les crimes de sang perpétrés par son camp

Crise postélectorale en Côte d’ivoire: Ouattara reconnaît les crimes de sang perpétrés par son camp

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Le président de le Côte d'Ivoire Alassane Ouattara

Le président de le Côte d’Ivoire Alassane Ouattara

La crise postélectorale en Côte de novembre 2010 à avril 2011 a été l’une des plus meurtrières en Afrique de l’ouest et le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara a reconnu jeudi, que les crimes de sang concernent les deux «côtés». Alassane Ouattara a indiqué que la justice sera appliquée pour tous ceux qui sont impliqués dans les crimes.

« Je ne sais pas ce que c’est la justice des vainqueurs qui n’existe pas d’ailleurs en Côte d’Ivoire. (…) J’ai  hérité d’un système où on dénombre 600 juges pour 22 millions d’habitants, contrairement, à des pays comme le Sénégal, moins peuplé mais qui compte 1200 juges» a affirmé jeudi Alassane Ouattara.

Il a fait cette déclaration lors de la conférence de presse qu’il a co-animée avec François Hollande, son homologue français en visite officielle  en Côte d’Ivoire dans le cadre du forum économique franco-ivoirien.

Alassane Ouattara a relevé que la lenteur observée dans les procédures de justice relève moins d’une quelconque impunité d’un camp que des « trois catégories » des crimes commis.

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«Pour les crimes économiques, les personnes concernées bénéficient d’une mise en liberté provisoire. Ce sont ceux qui ont usurpé le pouvoir pour attaquer les banques ivoiriennes et françaises y compris la BCEAO (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) lors de la crise postélectorale» a-t-il ajouté.

Selon M. Ouattara, la deuxième catégorie de prévenus concerne, les crimes de déstabilisation. Ce sont tous ceux qui ont tenté de déstabiliser les institutions bien après la crise postélectorale.

Le président relève enfin que la dernière catégorie concerne les « deux côtés » et sont ceux qui sont impliqués dans des crimes de sang pour lesquels, le rapport de la commission d’enquête est entre les mains de la justice qui ouvrira, des procès en octobre. Alassane rassure, devant la France que la justice sera la même pour tous.

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Pour Alassane Ouattara, tous ceux qui sont pris en train de tuer, iront en prison parce que personne n’est au-dessus de la loi. Les rapports ont établi que la crise postélectorale de novembre 2010 à avril 2011 a fait, au moins, 3000 morts en Côte d’Ivoire du fait du refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à son successeur déclaré, Alassane Ouattara.

Le camp de Laurent Gbagbo, ex-président ivoirien en détention à la CPI dénonce régulièrement une justice des vainqueurs.

©Oeildafrique.com 

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1 commentaire

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  1. Job Simeon
    Job Simeon 20 juillet, 2014, 09:36

    Des blablabla pour endormir les gens. Pourquoi alors cette Justice serait-elle plus prompte à sanctionner le camp Gbagbo que celui de Ouattara et Soro?Par ailleurs, pourquoi situer le braquage des banques uniquement après les élections, alors qu’avant les élections,les rebelles avaient pillé la BCEAO Bouaké ,commis et continuent de commettre des crimes de tous genres. La vérité c’est que Ouattara prend les ivoiriens et le monde entier pour des naïfs, sinon des idiots. Il n’ose pas traduire en justice ceux qui l’ont amené au pouvoir, au risque de scier la branche sur laquelle il est assis. Mais il y a la justice immanente. Elle agira un jour.

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