Crise postélectorale gabonaise : Un émissaire d’Ali Bongo échange avec Ouattara à Abidjan

by OEIL D'AFRIQUE | 15 septembre 2016 14 02 19 09199

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Le ministre gabonais de l’Intérieur, de la décentralisation et de la sécurité, Pacôme Moubelet Boubeya, a rencontré le mercredi 14 septembre 2016 le président ivoirien Alassane Ouattara, au palais de la présidence de la République, à Abidjan|©AFP

Le ministre gabonais de l’Intérieur, de la décentralisation et de la sécurité, Pacôme Moubelet Boubeya, a rencontré le mercredi 14 septembre 2016 le président ivoirien Alassane Ouattara, au palais de la présidence de la République, à Abidjan|©AFP

Le ministre gabonais de l’Intérieur, de la décentralisation et de la sécurité, Pacôme Moubelet Boubeya, a rencontré le mercredi 14 septembre 2016 le président ivoirien Alassane Ouattara, au palais de la présidence de la République, à Abidjan, où ils ont échangé sur la crise postélectorale au Gabon, dans laquelle la Côte d’Ivoire est accusée d’ingérence par Libreville.

Au sortir de sa rencontre avec SEM Alassane Ouattara, M. Boubeya a dit être venu à la demande du chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo, « transmettre un message d’union et de fraternité » au président ivoirien. « Au cours de notre échange, nous avons aussi fait le bilan de la situation gabonaise », a-t-il déclaré face à la presse, assurant qu’ « il  ne peut y avoir de flou entre la Côte d’Ivoire et le Gabon ».

L’émissaire gabonais a souligné que pour le président Ali Bongo Ondimba, il ne pouvait y avoir aucune fronde, aucun nuage dans les relations entre la Côte d’Ivoire et le Gabon, encore moins entre les deux peuples.

Il a souligné qu’il était porteur d’un message d’ »union » entre les peuples ivoiriens et gabonais. Un « message particulier qui nous rappelle l’histoire  que nous avons en commun depuis la veille de nos indépendances jusqu’à ce jour», a-t-il précisé.

A l’issue de l’élection présidentielle du 27 août dernier au Gabon, la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) et le ministère de l’Intérieur, ont déclaré Ali Bongo vainqueur avec 49,80 % des suffrages contre 48,23 % pour son rival Jean Ping, qui réfute ce résultat, évoquant un « vol » de sa victoire.

Mamadi Diané, ex-Conseiller du président Alassane Ouattara, accusé par les autorités gabonaises d’avoir mis sur pied une application pirate « dénommée « Regardez les élections au Gabon –REGAB-» pour influer sur les résultats de l’élection présidentielle, en complicité avec Yeo Sihifowa, un hacker ivoirien, a été limogé par le chef de l’État ivoirien.

Une autre personnalité ivoirienne, Jean-Marc Zoé, un homme présenté comme un « chargé de mission » à la présidence de la République de Côte d’Ivoire, a été récemment cité comme le commanditaire de cette ingérence dans l’élection présidentielle du 27 août 2016 au Gabon.

Le jeune hacker ivoirien, Sihifowa Yéo (35 ans), interpellé à Libreville dans le QG de Jean Ping, après le démantèlement du réseau, a révélé dans une vidéo avoir été contacté par M. Jean-Marc Zoé. Il a comparu en début de semaine devant un tribunal gabonais pour atteinte à la sureté de l’Etat.

L’opposant Ping a saisi la Cour constitutionnelle, qui devrait rendre son verdict dans les jours à venir. Pour Abidjan, ces agissements de ces Ivoiriens cités dans l’affaire de « complot » et d’ingérence sont des initiatives personnelles et n’engagent aucunement la responsabilité de l’Etat ivoirien.

© OEIL D’AFRIQUE

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