Crise au sein du parti de Gbagbo: la branche dissidente rejette l’appel du cessez-le-feu

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Image d’archive|L'ex-président Laurent Gbagbo, actuellement détenu à La Haye.

Image d’archive|L’ex-président Laurent Gbagbo, actuellement détenu à La Haye.

La branche dissidente au sein du Front populaire ivoirien (Fpi, opposition), le parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, a rejeté l’appel de « cessez-le-feu unilatéral » lancé le samedi 10 septembre 2016 par Pascal Affi N’Guessan, le chef statutaire de la formation, soutenant qu’il a été radié du parti.

M. Affi, le leader du Fpi, le principal parti d’opposition avait lancé ce week-end un appel solennel à l’union. Il multiplie les mains tendues envers les frondeurs de sa formation, dans l’espoir de pouvoir compter sur un parti réuni pour les prochaines échéances électorales.

Le leader du Fpi, Affi NGuessan, qui a appelé à l’union entre les camps en faction au sein du Fpi, a soutenu que « beaucoup d’agressions ont été dites » de part et d’autre, mais les cadres devraient être à la hauteur et capables de dépassement des frustrations et des ressentiments, lors d’une cérémonie de signature d’une pétition internationale pour la libération de Laurent Gbagbo.

Deux camps du parti de Gbagbo qui se disputent la présidence de la formation politique s’attaquent réciproquement par presse interposée ou à travers la justice, depuis plus d’un an. Un groupe conduit par Abou Drahamane Sangaré, co-fondateur du Fpi, notamment débouté par les juridictions nationales, affirme ne pas reconnaître M. Affi comme président du parti, lui reprochant de ne plus incarner la vision du Fpi.

Le camp Affi a annoncé avoir entrepris des démarches pour l’unité du parti. A cet effet, diverses actions ont été menées dont la mise en place d’un groupe de contact pour l’unité du parti, mais malgré ces efforts, bon nombre continuent d’entretenir ce climat délétère.  « Palabre est fini en ce qui nous concerne ».

Cet appel intervient à moins de trois mois des élections législatives prévues fin novembre, en vue d’un regroupement des militants du Fpi, mais la plaie semble trop profonde pour guérir de si tôt.

Après l’échec du groupe de contact mis sur pied pendant l’été, c’est dans un appel solennel que le chef du parti d’opposition a plaidé pour l’unité. Ostensiblement, la rupture est consommée, aucun rapprochement ne semble possible entre les anciens camarades devenus rivaux.

« J’appelle Sangaré à marquer un contenu à ce slogan, à donner un sens » à ces propos de M. Gbagbo : « Asseyons-nous et discutons », a-t-il lancé. Pour lui, cette dissension interne fragilise le parti et l’expose à l’extérieur or, c’est dans l’unité et la cohésion qu’il peut « triompher » de ses adversaires.

Le camp Sangaré affirme ne plus reconnaître M. Affi comme président du Fpi. Selon une résolution des « frondeurs », l’ex-président du parti a « choisi de saisir la justice de façon intempestive, alors que les textes fondamentaux du parti permettent de régler toutes les contradictions » internes de la formation politique.

L’ex-Premier ministre, Affi N’Guessan, « a dévié de la ligne du parti et a porté atteinte à la cohésion au sein du FPI, ainsi face à toutes ces dérives inacceptables (…) le 3ème Congrès extraordinaire réuni le 30 avril 2015 décide de l’exclusion » de l’ex-président du Front populaire ivoirien, conclut une note du camp Sangaré.

« Il y a un temps pour les palabres, un temps pour l’entente », a déclaré Pascal Affi N’Guessan, qui a invité M. Sangaré à donner un sens à ce slogan de M. Gbagbo « Asseyons-nous et discutons ».

« Nous n’avons plus rien à nous dire », a réagi sur RFI Boubacar Koné, porte-parole du camp Sangaré, qui soutient qu’il n’a « plus rien en commun » avec eux, car ne faisant plus partie de la même famille politique, avant d’ajouter « que Pascal Affi N’Guessan cesse de nous déranger ».

A l’occasion de la signature d’une pétition pour la libération de Laurent Gbagbo, un sujet qui rassemble tous les partisans de l’ancien président, Pascal Affi N’Guessan, chef statutaire du Fpi, a demandé un « retour de la paix » dans son parti.

© OEIL D’AFRIQUE

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