Défaillance des réseaux mobiles, On est obligé d’être sur tous les réseaux

Défaillance des réseaux mobiles, On est obligé d’être sur tous les réseaux
Défaillance des réseaux mobiles

Des Ivoiriens avec leurs téléphones sur un marché d’Abidjan en juin 2009
afp.com/Issouf Sanogo

Si un fait est devenu banal au fil du temps en Afrique c’est bien la défaillance des réseaux téléphoniques. Les opérateurs de téléphonies ont envahi le continent sans grande difficulté vu les besoins en communication des populations, mais la grande difficulté, elle, réside dans l’utilisation des services proposés par ces opérateurs télécom.

Le taux de pénétration des mobiles en Afrique est très spectaculaire et ce business très florissant attire depuis quelques années sur le continent beaucoup d’investisseurs. Le parc d’abonnés aux mobiles évalué à 649 millions de cartes SIM fait de l’Afrique depuis le quatrième trimestre de l’année 2011 le deuxième marché mondial de la téléphonie selon l’Union Internationale des Télécommunication (UTI) : A voir que le téléphone mobile est largement utilisé sur tout le continent.

Si ces chiffres font rêver sur l’avenir de la téléphonie  mobile en Afrique, la souffrance des consommateurs elle est reste muette.  Le constat est claire la défaillance de  réseau des différents opérateurs est un vrai mal vécu par les consommateurs. A Conakry ou à Abidjan vous passer des heures à subir les caprices du réseau d’un opérateur sans la moindre explication. On ne compte plus les difficultés que rencontrent les usagers du téléphone ou d’Internet à réellement bénéficier des offres proposés par ces opérateurs attirés pour l’heure par la vente de leurs produits qu’à la qualité du service proposé.

Donald Konan, technicien informatique opérant en freelance, dit avoir perdu plusieurs clients du fait du réseau car souvent injoignable lorsque ses clients ont besoin de ses services pour des problèmes techniques qu’ils rencontrent. C’est aussi le cas de Madame Adjé Giselle qui a failli perdre son foyer pour un problème de réseau par ce que son mari en mission tentant de la joindre une nuit tombe par interférence plusieurs fois sur une voix d’homme. Le lendemain quelle explication pouvait-elle avancer pour rétablir la vérité sur ce malencontreux incident dû au réseau ?  Autant de témoignages qui fondent la déception des usagers qui disent continuer de subir chaque jour d’avantage. A cette situation est-ce à dire que les consommateurs n’ont pas de droit garanti par les autorités ? S’interroge un autre usager.

L’agence des télécommunications de Côte d’Ivoire (ATCI) s’est contentée au mois de janvier dernier de produire une mise en garde qui n’a eu aucun effet véritable sur les opérateurs mobiles puisque depuis lors la situation reste la même. Selon un fonctionnaire du ministère des TIC et de la poste qui a préféré garder l’anonymat, « l’Etat subit presque le dicta des entreprises de téléphonie mobile car elle est sous équipée techniquement pour contrôler et mettre les acteurs au pas, surtout que ces entreprises sont de gros pourvoyeurs de devises pour les caisses de l’Etat ».

Les consommateurs excédés par ces défaillances de réseaux ont trouvé une solution médiane, posséder plusieurs  téléphones avec des cartes SIM différentes. Ce système fait recette en Afrique, ainsi il n’est pas rare de voir une seule personne avec  un ou deux parfois même trois téléphones pour espérer rester connecté car la fiabilité des réseaux reste à désirer. Ce phénomène de posséder plusieurs téléphones à la fois à même inspiré les fabricants Chinois qui aujourd’hui proposent sur le marché des téléphones portables prenant jusqu’à 4 puces à des coûts très abordables.

Cette situation fait bien sûr le bonheur des opérateurs qui semblent ne pas trouver de véritable solution pour pallier aux différentes perturbations du réseau, surtout qu’ils n’ont aucune pression des pouvoirs publics chargés de réguler le secteur.

Fulbert KOFFI 
Oeil d’Afrique Abidjan

 


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