Des centaines de nouveaux enfants-soldats recrutés de force au Soudan du Sud

Des centaines de nouveaux enfants-soldats recrutés de force au Soudan du Sud
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Des enfants-soldats assistent à une cérémonie de désarmement et de démobilisation d’enfants enrôlés dans la guerre civile à Pibor, organisée par l’Unicef le 10 février 2015 au Soudan du Sud|AFP

Jusqu’à un millier d’enfants-soldats ont été recrutés de force lors des dernières violences en date de la guerre civile qui déchire depuis dix-huit mois le Soudan du Sud, ont rapporté des médiateurs régionaux jeudi.

Des troupes rebelles ont fouillé une à une des maisons de deux villages, enlevant des enfants d’à peine 13 ans, dans l’État du Haut-Nil, un des terrains de bataille du nord du pays, début juin, précise un rapport de l’organisation intergouvernementale est-africaine Igad, médiatrice dans le conflit.

Le rapport met en cause le chef d’une milice locale, Johnson Olony, un ex-général du camp gouvernemental passé à la rébellion en mai, connu pour avoir enrôlé de force des enfants dans le passé.

Le général Olony « a organisé les recrutements sous la contrainte d’environ 500 à 1.000 jeunes, dont de nombreux enfants âgés de 13 à 17 ans », précise le rapport. Le texte ajoute que les enlèvements se sont produits lors de deux jours de fouilles dans les villages de Kodok et Wau Shilluk.

« Les jeunes ont été emmenés dans des camps d’entraînement », dit encore le rapport.

L’Unicef estimait avant ces dernières informations qu’au moins 13.000 enfants-soldats combattent dans le pays et a affirmé la semaine dernière que les forces des deux camps qui s’affrontent ont perpétré des crimes atroces contre des enfants.

Les récents actes de violences comprennent des émasculations, des viols, les combattants ligotant parfois des enfants entre eux avant de leur trancher la gorge ou de les jeter dans des bâtiments en feu.

La guerre civile a éclaté en décembre 2013 au Soudan du Sud avec des combats au sein de l’armée fracturée par la rivalité à la tête du régime entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar.

Le rapport de l’Igad ajoute par ailleurs qu’en mai, les forces gouvernementales ont délibérément ouvert le feu sur quelque 30.000 civils réfugiés sur une base de maintien de la paix de l’ONU, dans la capitale de l’État du Haut-Nil, Malakal.

« Il est évident que cette attaque a été menée d’une façon délibérée et prolongée », peut-on lire dans le rapport, ajoutant qu’il n’y avait « aucune preuve » de la présence de forces d’opposition dans la zone.

« Il est manifeste que les tirs des forces gouvernementales ont été effectués au mépris total de la sécurité des civils », a ajouté l’Igad.

L’organisation est-africaine avertit que « les commandants militaires à tous les niveaux sont tenus pour responsables de la conduite des forces sous leur commandement ».

AFP


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