Des exclusions en cascade à l’UDPS

Des exclusions en cascade à l’UDPS

Timothée Nkombo Nkisi, Remy Massamba, Serge Mayamba, Alexis Mutanda et André Paluku sont notamment concernés par la décision de la présidence de leur formation politique.

Etienne Tshisekedi président de l'UDPS

 Le parti d’Étienne Tshisekedi vient de se séparer d’une trentaine de ses membres élus députés nationaux lors des législatives du 28 novembre 2011 et siégeant à l’Assemblée nationale. La présidence de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), réunie en sa séance ordinaire du 10 avril à Kinshasa, préfère parler plutôt d’une autoexclusion constatée à la suite du non-respect des consignes de l’organisation. Trente-trois personnes sont au total concernées par la mesure de la présidence de l’UDPS, notamment l’ancien secrétaire général, Remy Massamba ; le conseiller juridique d’Étienne Tshisekedi, Serge Mayamba ; Alexis Mutanda et André Paluku. Il s’agit d’une énième « auto-exclusion » depuis le retour au pays du président national de l’UDPS et autant depuis le dialogue intercongolais de Sun City, en Afrique du Sud.

Cette « autoexclusion » entraîne par conséquent la radiation du fichier des membres du parti de ces députés. Il leur est retiré le pouvoir de parler et d’écrire au nom de l’UDPS ni même la représenter. « … les membres de l’UDPS retenus (suppléants députés nationaux) sur les listes de la Céni, qui viendraient à siéger à ce forum dit Assemblée nationale en lieu et place de leurs titulaires exclus ou pas, se verront automatiquement appliquer les mesures arrêtées dans la présente déclaration », a précisé la présidence du parti.

La participation des élus de l’UDPS à la chambre basse du Parlement est considérée comme un acte de trahison. Le parti estime leur acte inconcevable et contraire à la décision du président autoproclamé, Étienne Tshisekedi, portant annulation des élections législatives du 28 novembre 2011 pour de graves irrégularités et fraudes décriées tant par la communauté nationale que par les observateurs de la communauté internationale. L’attitude des députés de l’UDPS est jugée comme « une caution au holdup électoral opéré par la Céni » alors que chacun, devant sa conscience, devait tirer les conséquences de la décision d’annulation des législatives du 28 novembre.

Jules Tambwe Itagali

 



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