Des pertes annuelles de 208 millions de dollars en RDC

Des pertes annuelles de 208 millions de dollars en RDC

Un rapport publié par la Banque mondiale, dans le cadre de son Programme eau et assainissement, souligne que l’argent perdu, soit l’équivalent de 192 milliards de francs congolais, serait du aux mauvaises conditions de l’assainissement touchant le pays mais aussi l’ensemble de la région subsaharienne.

Le chiffre avancé représente 1,6% du produitintérieur brut de laRDC.Au niveau de l’impact économique et social, le rapport a renseigné que la situation est désastreuse surtout vis-à-vis des enfants de moins de 5 ans. En effet, suite aux conditions médiocres d’accès à l’eau, il a été enregistré la mort prématurée de 90 400 Congolais provoquée par des maladies diarrhéiques. Parmi ces personnes décédées, 74 300 sont des enfants de moins de 5 ans. Selon le document, il est établi que 90% des décès sont directement imputables aux questions relatives à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène.

L’étude poursuit que la majorité des pertes annuelles identifiées, soit 88% plus exactement, provient de la mort prématurée des Congolais. « Les coûts de santé représentent environ 8 % du total des coûts économiques, tandis que les temps d’accès et les pertes de productivité représentent près de 4 % ». Pour les experts de la Banque mondiale, cette étude a l’avantage d’aider à la quantification des coûts annuels de la médiocrité de l’assainissement sur la santé. « Nous étions déjà conscients depuis un certain temps de son impact mais il s’agit là d’une des premières études permettant de quantifier les coûts annuels en résultant », a précisé la spécialiste du Programme eau et assainissement, Yolande Coombes.

Pessimiste, l’experte a reconnu qu’aucune croissance durable ne peut être réalisée en RDC sans une réponse durable au problème posé par ces coûts. Cette problématique tendrait même à se généraliser car l’on fait état de la situation tout aussi inconfortable du pays en matière d’hygiène. « L’étude a également démontré que 46 millions de Congolais utilisent des latrines insalubres ou partagées tandis que 6,7 millions n’ont accès à aucune latrine ». Sans accès aux latrines, ceuxci sont contraints de faire leurs besoins à ciel ouvert, a dénoncé l’étude, et les pauvres sont bien entendu les plus enclins à recourir à cette pratique.

Laurent Essolomwa


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