Le développement en Afrique : La diaspora comme arme sécrète du continent

Le développement en Afrique : La diaspora comme arme sécrète du continent
La diaspora africaine

Photo d’archive utilisée juste a titre d’illustration

L’Afrique a besoin de sa diaspora pour s’en sortir et relever les défis du développement économique, politique et social. C’est la conviction d’Amini Kajunju, présidente de « The Africa-America Institute (AAI) », basé aux Etats-Unis. Dans un entretien accordé à une chaîne de télévision américaine, Amini Kajunju, considère que la diaspora africaine peut servir d’armes sécrètes pour le développement du continent.

Dakar (Sénégal) : première femme africaine à diriger l’Institut Afrique-Amérique, la plus ancienne organisation à but non lucratif du genre dans le pays de l’ongle Sam, originaire de la République Démocratique du Congo, Amini Kajunju semble lancer un appel à la diaspora africaine.
En effet, à en croire Amini Kajunju, « la Diaspora peuvent aider à dissiper les mythes et les stéréotypes sur l’Afrique pour changer le récit sur le continent ». Car selon elle, « les Africains de la diaspora ont tellement à offrir au continent, en stimulant une des régions économiques les plus dynamiques du monde – six des 10 marchés les plus dynamiques dans le monde se trouvent en Afrique sub-saharienne ».
Suffisant pour la congolaise de penser que, « la Diasporas africaine, en particulier les jeunes, peuvent devenir le visage d’une «nouvelle Afrique» – instruits, optimiste, et travaille activement à transformer et à façonner l’avenir de l’Afrique ».
« En s’appuyant sur les compétences, l’ingéniosité et les ressources que la diaspora africaine possède, elle est bien placée pour contribuer à stimuler la croissance économique et la prospérité en Afrique », a-t-elle soutenue dans son interview.

Poursuivant, elle indique, « la diaspora peut apporter son talent, l’énergie, les compétences et savoir-faire technologique pour favoriser le progrès économique en Afrique ».

Cependant, précise Kajunju, « beaucoup d’Africains de la diaspora veulent finalement rentrer à la maison après avoir vécu à l’étranger. Cependant, l’un de leurs plus grands défis est de trouver un emploi approprié à leur retour ».
« La demande de talents est élevé en Afrique, mais le déficit de compétences large est une triste réalité », se désole-t-elle.
Mieux, elle soutient, «la diaspora peut contribuer à influencer les priorités de la politique étrangère en proposant une analyse informative des réalités sur le terrain dans les pays africains et le partage des expériences réussies sous – déclarée de progrès qui auront lieu, ainsi que les solutions aux défis du développement »
Parlant du travail de l’organisation qu’elle dirige, Amini estime qu’il faut, « exploiter les talents et l’expertise de la diaspora africaine peut contribuer à renforcer le développement de la main-d’œuvre de l’Afrique ».

Ainsi, ajoute-t-elle, « reconnaissant cette formidable atout, AAI a organisé un Sommet des talents où les professionnels à mi- carrière de la diaspora ont appris sur les défis et les opportunités de lancement d’une carrière en Afrique ou dans de grandes organisations axée sur l’Afrique aux Etats-Unis. Les participants ont quitté le sommet armé d’informations pour planifier une transition de carrière possible ».

Un rapport du McKinsey Global Institute estime que 122 millions de personnes seront ajoutées à la population active de l’Afrique entre 2010 et 2020, la création d’une main-d’œuvre en plein essor de plus de 500 millions à travers le continent.

Adama COULIBALY
Dakar – Oeildafrique.com


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