Dialogue national en RDC: Tshisekedi et le rassemblement exige le poste de Premier Ministre

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L’opposant historique congolais Etienne Tshisekedi, à Bruxelles 08 JUIN 2016

Coup de tonnerre à Kinshasa. En cas de gestion commune de la transition entre la majorité présidentielle et le Rassemblement, cette dernière souhaite obtenir la primature. Selon le document publié par le site congolais Actualite.cd, le mouvement conduit par Etienne Tshisekedi sera dans une logique de partage de pouvoir avec le président Congolais Joseph Kabila.

La stratégie du chef de l’UDPS, Etienne Tshisekedi a toujours été claire. Le pouvoir et même si malheureusement, il faut contredire Lumumba en allant le chercher à Bruxelles, Paris et Washington. L’homme de Limete sait comment faire oublier un temps la lettre du héros national congolais. A 84 ans passé, Tshisekedi n’est pas prêt de quitter le devant de la scène sans avoir remporté un combat digne d’être officiellement dans les cours d’histoires politique en République Démocratique du Congo.

La Cenco a réussi à mettre autour de la table, les deux camps politiques qui s’opposent en RDC. Dans le cadre de la tentative de rapprochement entre les signataires des accords du 18 octobre et l’opposition dite radicale réunis au sein du rassemblement, les évêques congolais espèrent obtenir des uns et des autres un allégements de leurs exigences afin d’éviter au pays le chaos promis pour le 20 décembre.

Pour le Rassemblement, il n’y a pas d’autres solution. En cas de transition, dans l’attente de l’organisation de l’élection présidentielle, le poste de premier ministre doit revenir à l’opposition. 

« Pendant la période intérimaire, le leadership national doit être représentatif des deux familles politiques parties aux présentes négociations et s’exercer dans l’intérêt du peuple. Le gouvernement de la république sera dirigé par un premier ministre, chef du gouvernement désigné par le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement… », dit le document.

L’onde de choc est terrible pour ceux qui voyaient en cette organisation qualifiée de « radicale », une force pour contester le président Kabila, dans l’hypothèse ou il se maintient à la tête du Congo au-delà de son dernier mandat.

Le rassemblement soutenu par l’ex-gouverneur du Katanga, Moise Katumbi, devenu opposant à Joseph Kabila n’a pas fini de s’expliquer sur ces changements de fréquences. Monsieur Katumbi exigera à son tour à la famille Tshisekedi des éclaircissements tant l’homme du Katanga a investi dans la campagne anti-glissement du mandat présidentiel.

Il est à se demander si ceux qui disent se battre pour les congolais, le font réellement pour ce peuple meurtrie ou cherchent-ils comme ceux qu’ils combattent, des postes stratégiques et financièrement lucratifs et ainsi profiter de la naïveté d’un peuple abandonné à son triste destin.

Utilisée comme marchepied, la jeunesse congolaise risque de se retourner contre ceux qui voudraient profiter des morts de janvier 2015 et septembre 2016. Des filles et fils du Congo morts pour le respect de la constitution et de la démocratie.

Roger Musandji
© OEIL D’AFRIQUE

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Roger Musandji

Roger Musandji

Fondateur de RM COMMUNICATION, société éditrice d'Oeil d'Afrique.


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1 commentaire

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  1. Hugues Joseph
    Hugues Joseph 12 décembre, 2016, 00:25

    La politique est loin d’être une vocation à servir la nation congolaise mais plutôt une occasion d’avoir part au partage du gâteau. C’est malheureux!
    Pourquoi avoir critiqué les opposants dialoguistes?

    Répondre à ce commentaire

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