Didier Etumba prêt à traquer les officiers ex-rebelles du CNDP

Didier Etumba prêt à traquer les officiers ex-rebelles du CNDP

Général Etumba

Le chef d’état-major des FARDC, en séjour depuis une semaine dans la ville de Goma, entend traiter comme tels les mutins ayant fait défection de l’armée nationale.

Les provinces du Nord et Sud-Kivu sont en proie, ces derniers temps, à une vive agitation causée par les défections des éléments du Congrès national pourla défense du peuple (CNDP) dans les rangs des Forces armées de la RDC (FARDC). Aux fins de s’enquérir de la situation sur place, le président de la République, Joseph Kabila, en sa qualité de commandant suprême des FARDC, se retrouve dans cette partie du pays, précédé par le chef d’état-major des armées, le général Didier Etumba.

Si jusque-là aucune source officielle n’a donné les vraies motivations de ce déplacement, certaines indiscrétions le lie étroitement à la situation sécuritaire préoccupante que connaît l’ex-Kivu. Les exrebelles proches du général Bosco Ntangada, en rupture de ban avec l’armée nationale, constitueraient depuis lors un épouvantail pour la population locale qui redoute des affrontements entre eux et les forces loyalistes. Le regroupement de ces ex-rebelles du CNDP dans leur bastion de Masisi sous la férule de leur leader Bosco Ntangada, décidément prêt à parer à toute éventualité liée à son transfert à la Haye, aurait exacerbé la tension à Goma et Bukavu où le nombre des déplacés se compte déjà par centaines, apprend-on.
À la veille du départ du chef de l’État à Goma, il appert que la situation tend à revenir à la normale après que le gouvernement a exhorté les responsables de cette situation, par le biais d’un communiqué, « à la stricte observance de la discipline militaire et à s’abstenir d’actes susceptibles de les exposer aux rigueurs de la justice tant nationale qu’internationale ». Cette mise engarde de l’exécutif national a tempéré les ardeurs des ex-rebelles dont beaucoup, à en croire le porte-parole du gouvernement provincial du Nord-Kivu, auraient regagné les rangs. Ceux qui continuent à faire de la résistance seront traqués comme tels par les forces loyalistes, a affirmé le général Didier Etumba dès son arrivée à Goma. « Il y a quelques indisciplinés qu’il faut traquer etils sont en train d’être traqués, de la manière la plus radicale. Ce n’est pas nécessairement une question de revendication (…) », a expliqué le chef d’état-major général des FARDC.

Alors que le gouvernement congolais continue de garder un profond mutisme sur le probable transfert de Bosco Ntangada à la Cour pénale internationale (CPI), le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC n’arrête pas de l’inciter à le faire. Pour Roger Meece, de passage à Goma, Bosco Ntangada « pose une menace à la sécurité de la population de la région depuis assez longtemps » et, par conséquent, « doit être traduit en justice ».

Pour rappel, Bosco Ntangada a été reconnu par les juges de la CPI complice des crimes de guerre commis en 2002 en Ituri (province Orientale) pour avoir enrôlé des enfants dans les milices. Il fait, depuis lors, l’objet d’un mandat d’arrêt international.
Alain Diasso


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