Ecobank: Un mail signé par trois autres dirigeants demande le départ de Thierry Tanoh

Ecobank: Un mail signé par trois autres dirigeants demande le départ de Thierry Tanoh

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Thierry Tanoh

Thierry Tanoh

Un mail et voila un autre scandale qui secoue la Banque panafricaine, Ecobank. En effet, depuis le mois de juillet 2013, elle est traversée par des multiples crises et guerres intestines qui laisse croire à une fin proche d’une institution économique qui est depuis plusieurs années une bonbonnes d’oxygène pour plusieurs Etats et entreprises africaines. Mais que se passe t-il dans la maison Ecobank? 

Dans sa publication du l’agence Reuters revient sur le contenu du fameux mail et des propos d’Albert Essien, le numéro deux d’Ecobank, qui a demandé dans cette correspondance numérique, co-signé par trois autres dirigeants du groupe bancaire le départ de Thierry Tanoh.

Cependant, souligne l’organe, ces responsables de ladite banque ne citent pas dans le mail, les motifs de cette demande. Toutefois, ils revèlent qu’ils s’inquiètent des conséquences de la crise que traverse l’institution actuellement.

Dans le mail envoyé à l’intéressé, ils déclarent:Nous avons contribué à la construction de la banque et souhaitons la voir réussir. Cela sera possible si la situation actuelle vient à son terme. Nous croyons que le directeur général du groupe doit maintenant démissionner pour l’intérêt de l’institution ». 

Ce mail a été co-signé par les mêmes personnes, tous administrateurs exécutifs, a également été envoyé le 11 février par Albert Essien à André Siaka, qui préside par intérim le conseil d’administration d’Ecobank.

Par ailleurs,  Albert Essien et Evelyne Tall, tous deux directeurs généraux adjoints, ainsi que Patrick Akinwuntan et Eddy Ogbogu auraient demandé directement à Mr Tanoh d’envisager  sa démission afin de résoudre la crise ouverte que traverse le groupe bancaire panafricain depuis juillet dernier. 

De l’avis de Reuteurs, tout est parti de la publication  d’un article du Financial Times. Dans cet article, le journal révèle la mise en cause du président du conseil d’administration de l’époque, Kolapo Lawson, par les autorités financières du Nigeria.

Ensuite, une enquête avait été ouverte par la Securities and Exchange Commission du Nigeria (SEC) sur des accusations (tentative de vente d’actifs à bas prix, manipulation des comptes, notamment) portées par Laurence do Rego, directrice exécutive en charge des Finances, contre Thierry Tanoh. 

Des accusations faites alors que Thierry Tanoh avait décidé de pousser vers la sortie Laurence do Rego, considérée comme trop proche de l’ancien directeur général Arnold Ekpe. Celle-ci a été suspendue de ses fonctions en août et a quitté le groupe début janvier.

A la fin de l’enquête, la SEC a publié son rapport qui révèle que la banque Ecobank souffrait d’une « absence de vision claire » et d’une « stratégie pour diriger l’institution ». 

Dans la même lancée, les rapporteurs ont dénoncé le manque de transparence dans le recrutement des membres du conseil d’administration de l’institution. 

Mieux, les rapporteurs ajoutent aussi que cette situation favorise  les conflits d’intérêts. Cependant, plusieurs rapports d’audit ont été réalisés à la demande d’Ecobank et de la SEC sans être rendu public.

Malgré ces rebondissements, le groupe continue à afficher de solides résultats. Le bénéfice avant impôts pour les neuf premiers mois de 2013 a augmenté de 56% par rapport à l’année précédente.

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Après avoir fortement augmenté depuis la prise de fonctions de Thierry Tanoh, le cours de bourse d’Ecobank, coté à Abidjan, Lagos et Accra, a perdu près de 20% à la bourse du Nigeria en un mois.

En attendant la décision de l’actuel directeur suite à cette demande, les commentaires vont bon train au sein de l’institution. 

Adama Coulibaly
Dakar – Oeildafrique.com

 


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