Ecoutes téléphoniques: un expert scientifique acoustique blanchit Guillaume Soro

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Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire

Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire

L’affaire des écoutes téléphoniques entre le Burkina et la Côte d’Ivoire refait surface du côté de Paris. Cette fois-ci, c’est Norbert Pheulpin, expert acoustique près la Cour d’Appel de Paris, qui conteste «l’intégrité» de l’enregistre accusant Guillaume Soro de comploter avec Djibril Bassolé pour renverser l’ex-régime de Transition au Burkina Faso.

C’est Le Monde qui a eu accès à l’analyse des seize minutes d’enregistrements rédigée par l’expert en acoustique Norbert Pheulpin. Ce dernier qui a dirigé pendant 10 ans le laboratoire européen de Police scientifique, «conteste de façon formelle l’intégrité de la pièce audio concernée [qui] ne peut être présentée comme étant l’enregistrement intègre d’une interception téléphonique classique ».

Au contraire, révèle Le Monde, «l’hypothèse d’une intervention de type montage peut être objectivement retenue». «Il y a sans doute trois ou quatre conversations téléphoniques différentes», avance l’expert, qui ne se prononce pas sur l’authenticité des voix attribuées à Guillaume Soro et Djibrill Bassolé, mais seulement sur les caractéristiques techniques de cette bande.

De son côté, l’avocat français de Bassolé, Me William Bourdon plaide: «cet enregistrement était supposée être la preuve cardinale de l’implication de mon client dans la tentative de coup d’Etat [du général Gilbert Diendéré]. Elle s’écroule, donc le dossier s’écroule».

Djibrill Bassolé, incarcéré depuis le 29 septembre à Ouagadougou, est inculpé «d’attentat à la sûreté de l’État», de «haute trahison» et de «collusion avec des forces étrangères».

La justice burkinabé a lancé, le 8 janvier un mandat d’arrêt international à l’encontre de Guillaume Soro, provoquant une crise diplomatique entre ces deux voisins historiquement liés par des relations politiques, économiques et sociales étroites. Mais, en marge du dernier sommet de l’Union Africaine, les présidents ivoirien et burkinabé s’étaient rencontrés, sur fond d’affaire Soro.

Une rencontre à l’issue de laquelle, Roch Marc Christian Kaboré avait affirmé que  «les événements qui ont pu se passer çà et là doivent relever du passé».

En revanche, le tribunal militaire de Ouagadougou en charge du dossier affirme en effet disposer «d’autres éléments, gardés confidentiels».

Roger Musandji
Twitter: @rogermusandji

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Roger Musandji

Roger Musandji

Fondateur de RM COMMUNICATION, société éditrice d'Oeil d'Afrique.



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