Égypte: arrestation de 12 membres d’un réseau de trafic d’organes

Égypte: arrestation de 12 membres d’un réseau de trafic d’organes
Le ministère égyptien de l'Intérieur a annoncé mardi l'arrestation de 12 personnes, dont des médecins, faisant partie d'un "grand réseau spécialisé dans le trafic d'organes". | DPA/AFP/Archives | DAVID EBENER

Le ministère égyptien de l’Intérieur a annoncé mardi l’arrestation de 12 personnes, dont des médecins, faisant partie d’un « grand réseau spécialisé dans le trafic d’organes ». | DPA/AFP/Archives | DAVID EBENER

Le ministère égyptien de l’Intérieur a annoncé mardi l’arrestation de 12 personnes, dont des médecins, faisant partie d’un « grand réseau spécialisé dans le trafic d’organes ».

Selon les Nations unies, des centaines d’Égyptiens pauvres vendent leurs organes chaque année pour acheter de quoi vivre ou rembourser leurs dettes.

Le réseau « avait conclu un accord avec des Égyptiens pour le transfert de leurs organes à des patients étrangers en échange d’importantes sommes d’argent », affirme le ministère.

Parmi les personnes arrêtées figurent trois médecins, quatre infirmières, trois employés d’hôpital et deux intermédiaires, a indiqué le ministère.

Certaines ont été arrêtées « alors qu’elles étaient en train d’opérer un homme pour lui prélever un rein et une partie du foie dans un hôpital privé » du gouvernorat de Gizeh, au sud du Caire, en échange de 10.000 dollars (8.500 EUR), a précisé le ministère.

L’hôpital a été fermé et une enquête a été ouverte, ajoute le texte sans préciser quand les arrestations avaient eu lieu.

Le Parlement égyptien avait voté une loi en 2010 interdisant le commerce des organes humains, de même que les transplantations entre Égyptiens et étrangers, sauf dans le cas de couples mariés.

Le coordinateur de l’Organisation mondiale de la Santé de l’époque, Luc Noël, avait affirmé que l’Égypte figurait parmi les cinq premiers pays en termes de trafic illégal d’organes.

Les autorités égyptiennes avaient annoncé en décembre 2016 l’arrestation de 25 personnes dont des professeurs d’université, des professionnels de la santé, des propriétaires de centres médicaux et des intermédiaires dans le cadre du démantèlement d’un réseau international soupçonné d’avoir organisé un trafic d’organes humains prélevés sur des Égyptiens vivant dans une extrême pauvreté.

AFP

AFP

AFP

L’Agence France-Presse (AFP) est une agence de presse mondiale fournissant une information rapide, vérifiée et complète en vidéo, texte, photo, multimédia et infographie sur les événements qui font l’actualité internationale.


Tags assigned to this article:
egyptejusticeTrafic d'organes

[GARD align="center"] [themoneytizer id=9411-16]

Related Articles

Egypte: le général Abdel Fattah al-Sissi n'exclut pas de se présenter à la présidentielle

Le général Abdel Fattah al-Sissi, le nouvel homme fort de l'Egypte qui avait destitué le président islamiste Mohamed Morsi il

« L’actualité africaine en 5 titres » du 25 août 2016

[GARD align= »center »] CPI : fin du procès-éclair du djihadiste malien Ahmed Al Mahdi Le procès d’Ahmed Al Mahdi devant la

Intégration régionale: le président de la BAD, Adesina, reçoit son passeport africain

[GARD align= »center »] Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, a reçu mercredi à Abidjan

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*