Egypte -Turquie: Erdogan refuse de respecter des dirigeants mis en place par les militaires

Egypte -Turquie: Erdogan refuse de respecter des dirigeants mis en place par les militaires
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré samedi qu’il ne respecterait jamais des dirigeants installés par les militaires, peu après l’expulsion de l’ambassadeur turc par l’Egypte.

Je ne respecterai jamais ceux qui sont arrivés au pouvoir par un coup d’Etat, a dit M. Erdogan devant des journalistes.

La crise entre l’Egypte et la Turquie, née avec la destitution du président islamiste Mohamed Morsi, soutenu par M. Erdogan, et la répression de ses partisans, s’est aggravée samedi, Le Caire expulsant l’ambassadeur de Turquie et Ankara appliquant la réciprocité.

Le Premier ministre turc, proche de la confrérie des Frères musulmans à laquelle appartient M. Morsi, avait dans le passé qualifié sa destitution le 3 juillet par l’armée de coup d’Etat inacceptable.

Jeudi, il avait affirmé n’avoir aucun respect pour ceux qui ont amené M. Morsi devant la justice, faisant référence au procès du seul président jamais élu démocratiquement d’Egypte pour incitation au meurtre de manifestants.

Qualifiant ces propos d’ingérence inacceptable dans les affaires internes de l’Egypte et de provocation, la diplomatie égyptienne a convoqué samedi l’ambassadeur de Turquie, Huseyin Avni Botsali, lui signifiant qu’il était désormais persona non grata.

Dans le même temps, Le Caire a annoncé que son ambassadeur, Abderahman Salah ElDin, rappelé le 15 août d’Ankara, ne retournerait pas à son poste et qu’il serait replacé par un chargé d’affaires.

Ankara a riposté immédiatement en déclarant persona non grata l’ambassadeur égyptien.

Samedi, M. Erdogan a affirmé que son gouvernement appuyait les partis démocratiques à travers le monde. Nous ne respectons jamais ceux qui ne respectent pas les droits souverains du peuple, a-t-il ajouté.

Lors d’un rassemblement samedi matin à Trabzon, dans le nord de la Turquie, M. Erdogan a fait une nouvelle fois le salut à quatre doigts, dit main de Rabaa, signe de résistance au nouveau pouvoir égyptien et de solidarité avec les Frères Musulmans.

Avec l’AFP

Bona

Bona

L'actualité africaine n'a pas de secret pour moi. Toujours à l'afflux, je ne loupe rien.


Tags assigned to this article:
egypteturquie

Related Articles

Syrie: Le discours de guerre refait son apparition en Occident

En envisageant une intervention armée en Syrie sous l’égide de l’ONU, le président français a remis au goût du jour

Allemagne: Frank-Walter Steinmeier, le nouveau président prêt à défier Trump

[GARD align= »center »] L’Allemagne a désigné dimanche comme chef d’Etat son ancien chef de la diplomatie Frank-Walter Steinmeier, présenté par la

New York: Bill de Blasio nouveau maire

Les vents du changement ont soufflé sur New-York, Bill de Blasio devient le premier magistrat de la plus grande ville

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*