En 2012, 75,3 % des personnes affectées par les catastrophes climatiques dans le monde étaient africains

En 2012, 75,3 % des personnes affectées par les catastrophes climatiques dans le monde étaient africains
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L’Afrique a totalisé à lui seul 75,3% des personnes qui ont été frappées par des catastrophes liées au climat en 2012 dans le monde, selon des chiffres de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) rendus publics mardi à Arusha, en Tanzanie, lors d’une conférence sur le climat en Afrique.

« 75,3 % des personnes ayant été frappées (en 2012) par des catastrophes liées au climat » ont été recensées sur le continent africain, contre 1,2 % pour l’Europe, 5 % pour les Amériques, 0,4 % l’Océanie et 18 %l’Asie, selon ce rapport.

Au cours de la même année, ce sont 37,3 millions de personnes du continent africain qui ont été touchées par ces catastrophes liées au climat, à l’eau et aux conditions météorologues, poursuit l’Organisation, selon laquelle ces catastrophes ont causé des dégâts évalués à 930 millions de dollars américains sur le continent.

A l’ouverture de cette conférence de quatre jours, le secrétaire général adjoint de l’OMM, Jerry Lengoasa a rappelé que « l’Afrique est le continent le plus vulnérable » aux variations naturelles du climat, au changement climatique consécutif aux activités de l’Homme et aux phénomènes extrêmes qui en découlent, comme les sécheresses et les inondations.

Il a estimé « urgent » de renforcer la maîtrise scientifique du climat actuel et futur et de s’assurer que ces connaissances soient disponibles et pertinentes pour les décideurs.

« Nous devons nous assurer que ces informations sont accessibles aux personnes qui en ont le plus besoin », a-t-il poursuivi faisant notamment allusion aux personnes non-instruites des milieux ruraux en Afrique.

Abondant dans le même sens, le vice-président tanzanien Gharib Bilal, qui a ouvert les travaux de la conférence, a déploré le fossé existant entre les climatologues et les instances de prise de décision.

Ce rendez-vous regroupant 300 participants est organisé par la Conférence ministérielle africaine sur la météorologie (AMCOMET), une initiative lancée il y a deux ans par l’OMM et de l’Union africaine (UA).

Il devrait déboucher sur une série de propositions concrètes de recherche visant à combler les lacunes importantes dans la compréhension du système climatique africain et à renforcer les fondements scientifiques des décisions à prendre pour le continent d’ici la fin du XXIe siècle.

Les résultats de la Conférence d’Arusha alimenteront la troisième conférence sur le changement climatique et le développement en Afrique (CCDA-III) qui se tiendra à Addis-Abeba, en Ethiopie du 21 au 23 octobre.

 


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