Été 2013 à Abidjan, les Benguistes dans la cité

Été 2013 à Abidjan, les Benguistes dans la cité

[dropcap font= »georgial »]C[/dropcap]omme il est de coutume, chaque été annonce le déferlement sur le continent de « Benguistes », la diaspora africaine installée surtout en occident. Cette année encore, la règle du coté d’Abidjan est bien respectée. Les « Benguistes » sont dans la cité.

Ils sont reconnaissables a vue d’œil par leur style particulier. Frimeurs, les Benguistes ne passent guère inaperçues. Mettant toujours fièrement en évidence, les tenues et objets de valeurs qu’ils arborent, ils savourent cet immense bonheur d’être chez soit, dans son pays. Il y a des années en arrière, l’arrivée des Benguistes à Abidjan, se confondaient avec de grands moments de joie et de plaisirs dans les bars, boites de nuits et maquis d’Abidjan. Nous avons pu rencontrer quelques uns qui ont bien accepté de nous parler de leur séjour à Abidjan [Babi].

Exif_JPEG_420Papa Bluffeur, c’est comme tel il se fait appeler, vit à Londres depuis 2002. La trentaine longtemps révolue, Papa Bluffeur a transité par l’Allemagne en 1996, avant de se retrouver finalement dans le royaume de la Reine Elisabeth II d’Angleterre. Ces impressions en partant de l’aéroport d’Abidjan-Port Bouet, pour son domicile de Cocody – les 2 Plateaux sont celui d’un pays en plein chantier. Toutefois, les embouteillages au quotidien sont à déplorer. A écouter Papa Bluffeur, il ne serait pas seulement en villégiature sur les bords de la lagune Ebrié. C’est un vrai voyage d’affaires qu’il a effectué à Abidjan. En plus des conteneurs de marchandises qu’il a fait parvenir sur Abidjan, il est propriétaire de deux boutiques dans la commune de Treichville. Pour Papa Bluffeur, « le boucan, c’est terminé, il faut désormais penser projets. Les gens disent que l’argent ne circule pas. Abidjan est devenue comme l’Europe, si tu ne fais rien, tu n’as rien ». Ce Benguiste qui raffole d’attiéké-poisson, et d’alloco (friture de bananes), des mets typiquement ivoiriens, laisserait certainement son cœur à Abidjan.

Exif_JPEG_420Kader, cet autre Benguiste qui vit lui en Suisse depuis 2001, est un homme accompli. Son entourage est devenu coutumier de ses vas et vient incessants entre Abidjan et la Suisse. En se fondant sur ses dires, Kader a beaucoup de réalisations à Babi. Avec ce qu’il gagne en Suisse, il s’est investi dans le bâtiment en Cote d’Ivoire. Ces vacances, il les passe sobrement en famille, surtout avec sa mère et ses enfants. Même si de temps à autre, il ne se prive pas de moments de relaxation sur les plages de Bassam et d’Assinie. Pour Kader, « l’heure n’est plus à la fête, avec l’âge il faut penser à demain ».

Exif_JPEG_420Marius Kouadio lui n’est ni en Europe, ni aux Amériques. Il vit en Afrique du Sud depuis l’âge de 15ans. Ce dandy dont l’apparence exprime une élégance certaine, est un homme fort de la nuit Abidjanaise. Son travaille l’y oblige. Son séjour se situe dans le cadre du travail. En effet Marius Kouadio est à Abidjan pour représenter une marque de whisky. Même si le boulot le contraint à sillonner la nuit pour nouer des contacts, Marius reste très concentré coté projets, « il faut bosser maintenant, et la fête viendra après ». Marius se dit heureux de retrouver la famille après toutes ces années loin des siens. Enfin, son style de « boucantier » aura attiré l’attention de tous. Mais à le voir de près, Marius en a plein la tête.

Après toutes ces années passées dans leurs pays d’accueils, les Benguistes sont bien heureux de retrouver pour un court moment le pays des ancêtres. Ils partagent ces moments de retrouvailles avec la famille et les amis. La réussite de ces vacances passent aussi par une disponibilité d’un grand nombre de filles de la capitale ivoirienne prêtent à se rendre le plus disponible possible afin de profiter des largesses des ces vacanciers jouant dans le paraître. Il n’est pas rare de voir dans les voitures des « Benguistes » ou autours de leurs tables en boite de nuit un balaie de jolie filles cherchant à se faire remarquer. Par ailleurs, force est de reconnaître que la tendance n’est plus trop à la fête. Comme on dit en côte d’ivoire : « Demain est mieux » ! [NDLR : la priorité, c’est l’avenir.]

Jonas Saraka
Abidjan – oeildafrique.com

 

 

Jonas Saraka

Jonas Saraka

KOUAKOU Kouamé Jonas alias Jonas SARAKA. Licence de Journalisme, DEUG II en Sciences économiques.


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