Forces sud-africaines à Bangui: la rébellion accuse Bozizé de vouloir le chaos

Forces sud-africaines à Bangui: la rébellion accuse Bozizé de vouloir le chaos

La rébellion centrafricaine du Séléka a mis en garde lundi contre la présence de mercenaires et soldats sud-africains à Bangui, accusant le président François Bozizé de vouloir « plonger le pays dans le chaos avant son départ imminent ».

Dans un communiqué transmis à l’AFP à Paris, la Convention patriotique pour le salut du Kodro (CPSK), une des composantes de la rébellion, a dénoncé « une violation de l’intégrité territoriale de la Centrafrique » et accusé l’Afrique du Sud de « voler au secours des ennemis du peuple centrafricain ».

« Le CPSK et la coalition Séléka ne sauront répondre des actions et agissements des mercenaires et des troupes de l’armée sud-africaine sur le territoire de Centrafrique », ajoute-t-elle, en mettant en garde contre « d’éventuelles exactions qui pourraient être commises par ces troupes ».

« Bozizé veut plonger le pays dans le chaos avant son départ imminent et laisser à la nouvelle équipe dirigeante un pays ingérable », accuse la CPSK.

Vendredi, le porte-parole du Séléka, Eric Massi, avait déjà, dans un entretien avec l’AFP, accusé le président François Bozizé de chercher à « renforcer ses positions à Bangui avec le soutien d’armements et mercenaires sud-africains », alors que la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) a annoncé la tenue de pourparlers de paix à Libreville cette semaine.

Dimanche, une source militaire à Bangui avait confirmé à l’AFP l’arrivée en milieu de semaine d’au moins 200 soldats sud-africains à Bangui, avec « pour mission de sécuriser la capitale centrafricaine ».

Au total, 400 soldats sud-africains doivent être déployés en République centrafricaine, a indiqué de son côté la présidence sud-africaine, invoquant « une obligation internationale de l’Afrique du Sud envers la Centrafrique ».

Les rebelles centrafricains de l’Alliance Séléka, qui ont lancé une offensive le 10 décembre, ont pris deux nouvelles villes samedi, et se trouvent, selon le gouvernement, à 12 kilomètres de Damara, ville située à 75 km au nord de Bangui, et où est stationnée la force d’interposition d’Afrique centrale (Fomac).

Le commandant de la Fomac, le général Jean-Félix Akaga, avait averti mercredi la rébellion que Damara était « la ligne rouge à ne pas franchir ». « Nous ne cèderons pas Damara, que ce soit clair. Si les rebelles attaquent Damara, c’est une déclaration de guerre, cela veut dire qu’ils ont pris la résolution d’engager les 10 Etats d’Afrique centrale », avait-il indiqué.

 

Avec AFP

Bona

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