France: le festival Africolor aux couleurs du Burkina Faso

[GARD align= »center »]

Africolor

Africolor

Africolor c’est parti jusqu’au 24 décembre, la programmation de Stéphane Lagrave, directeur de ce grand rendez-vous de la musique africaine fait la part belle au Burkina Faso.

Les musiques burkinabés illustreront au festival la diversité de l’ancienne Haute-Volta. De la rumba au hip-hop, Africolor promène ses artistes en Ile-de-France avec plusieurs scènes en Seine-Saint-Denis.

Victor Démé, décédé en septembre, sera honoré le 28 novembre au théâtre du Garde-Chasse aux Lilas. Tandis que jeudi 26 novembre, les archives nationales de Pierrefitte proposent une exposition et un débat sur la justice africaine.

Les musiques burkinabè, qui animent les « maquis » de Ouagadougou, ces cabarets plus ou moins improvisés d’Afrique de l’Ouest, témoigneront au festival Africolor de la vitalité et de la diversité musicales du Burkina Faso, de la rumba au hip hop.

« Quand j’ai pensé à la programmation, un pays dont la vitalité artistique et politique me semblaient exemplaires pour l’ensemble du continent et au-delà, c’était le Burkina », a déclaré à l’AFP le directeur de ce festival voué aux musiques d’Afrique francophone.

Sa 27e édition, qui a commencé mardi, se poursuivra jusqu’au 24 décembre en Seine-Saint-Denis, avec quelques incursions parisiennes.

Si le rayonnement international des musiques du Mali, du Sénégal, de Côte d’Ivoire, est incontestablement supérieur, le Burkina possède néanmoins une scène musicale spécifique et vivace, à défaut d’avoir une identité forte.

Victor Démé devait être la figure centrale de cette page spéciale qu’Africolor consacre aux divers courants musicaux de l’ancienne Haute-Volta.

Le paludisme n’aura pas laissé le temps à ce musicien, décédé le 21 septembre, d’être là.

La mémoire de cet ancien tailleur, guitariste orfèvre, sorte de Dylan burkinabè qui taille un folk aux couleurs mandingues marquées, dont le troisième disque « Yafaké » paraît à titre posthume, sera honorée le 28 novembre au Théâtre du Garde-Chasse aux Lilas par tous ses compatriotes musiciens à l’affiche d’Africolor: Ba Commandant, Simon Wissé, Moustapha Maïga…

Ba Commandant est le dépositaire d’une fusion fiévreuse d’afro-beat, de groove du Wassoulou (sud-est du Mali) et de rock. Simon Winsé joue d’instruments propres à son peuple, les Samos, comme l’arc à bouche. Ce garant d’une tradition se frottant volontiers à des orchestrations modernes sera au c?ur d’un concert baptisé « Sankara arrive », en hommage au père de la « révolution » et figure emblématique du pays…

Le spectacle Cabaret Bobo, du nom de la ville Bobo Dioulasso, reflètera, lui, l’extraordinaire vitalité de la scène instrumentale de cette localité de l’ouest du pays, avec tout ce qui se crée autour du balafon.

– Le Burkina, enclavé mais ouvert –

Pays enclavé, le Burkina possède de nombreuses ouvertures: sur le géant ivoirien au sud-ouest, l’immense Mali au nord-ouest, le Ghana, pays de la musique highlife, le Bénin, patrie d’Angélique Kidjo, au sud, et le Sahel au nord.

« C’est un pays avec diverses langues, diverses populations, les Mossis au Nord, les Mandingues au Sud, les Samos, et donc des traditions musicales extrêmement diverses », explique Sébastien Lagrave. « Un pays avec une soixantaine d’ethnies et une musique traditionnelle encore très active », renchérit Camille Louvel, producteur – de Victor Démé notamment -, et responsable du studio d’enregistrement Ouaga Jungle, joint au téléphone depuis Paris par l’AFP.

« En ce moment, les différentes générations se côtoient », poursuit ce Français installé depuis une quinzaine d’années à « Ouaga ». « C’est appréciable de passer d’un sound system hip hop le vendredi soir à une matinée dansante le dimanche », ajoute-t-il.

Dans la capitale, et à « Bobo », ville au charme suranné et carrefour important entre la Côte d’Ivoire et le Mali, les générations cohabitent harmonieusement dans des lieux musicaux qui se comptent par dizaines.
L’élégant saxophoniste-chanteur Mustapha Maïgai, 73 ans, incarne l’ancienne génération, celle de l’âge d’or des musiques d’Afrique noire qui s’ouvraient dans les sixties au jazz ou à la salsa. Ancien pilier du Volta Jazz, groupe phare de cette époque, il interprétera pour la première fois en France ses rumbas et slows-rocks langoureux le 26 novembre à Bobigny et le 28 au Garde-Chasse.

« À côté de cette vieille école, on a maintenant 3.000 MC’S qui font du hip hop très trempé à +Ouaga+, et entre les deux tous les courants, l’afro-reggae très important, et la musique tradi-moderne », ajoute Camille Louvel.

Renseignements et réservations : www.africolor.com.

AFP

AFP

L’Agence France-Presse (AFP) est une agence de presse mondiale fournissant une information rapide, vérifiée et complète en vidéo, texte, photo, multimédia et infographie sur les événements qui font l’actualité internationale.


Tags assigned to this article:
AfricolorBurkina Fasofestivalfrance

[GARD align="center"]

Related Articles

BarberShop, la nouvelle série de Dycosh sur Canal +

Le chemin du succès pour un youtubeur passe désormais par la télévision ou au cinéma. Pour le comédien Dycosh, ça sera

Le brin d’humeur : le hasard

L’autre jour il y a une très bonne amie qui me racontait combien elle avait aimé une rencontre furtive avec

Abidjan: 5e édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA)

Situé dans la commune de Marcory, le village d’Anoumabo qui fait référence aux quatre (4) garçons de Magic System, était

Aucun commentaire

Espace commentaire
Aucun commentaire Soyez le premier à répondre à ce commentaire

Espace commentaire

Votre e-mail ne sera pas publié
Required fields are marked*