France: Nicolas Sarkozy mis en examen

France: Nicolas Sarkozy mis en examen

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Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy a été mis en examen dans la nuit de mardi à mercredi pour «corruption active», « trafic d’influence » et « recel de violation du secret professionnel ». L’ex-président est au cœur d’une information judiciaire ouverte depuis février. Deux hauts magistrats, Gilbert Azibert et Patrick Sassoust, ainsi que le défenseur et ami de l’ancien chef de l’État, Thierry Herzog, ont eux aussi été placés en garde à vue, pendant 48 heures, puis mis en examen pour deux d’entre eux, Azibert et Herzog. 

Retour sur les étapes de cette affaire.

L’Express annonce que les domiciles et bureaux de Me Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, et du haut magistrat à la Cour de cassation Gilbert Azibert ont été perquisitionnés la veille, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 26 février pour trafic d’influence et violation du secret de l’instruction.

7 mars : 

Le Monde écrit que Nicolas Sarkozy a été mis sur écoutes par des juges dans l’enquête sur un éventuel financement libyen de sa campagne de 2007. L’ex-président et son avocat sont soupçonnés d’avoir sollicité M. Azibert pour avoir des renseignements sur la procédure Bettencourt à la Cour de cassation.

En échange, le magistrat aurait demandé que Nicolas Sarkozy soutienne sa candidature à un poste à Monaco. Me Herzog dément tout trafic d’influence.

10 mars :

Des centaines d’avocats dénoncent une atteinte au secret professionnel. La garde des Sceaux, Christiane Taubira, assure avoir appris l’existence des écoutes à la lecture du Monde.

11 mars :

François Fillon réclame une commission d’enquête parlementaire. Le président de l’UMP, Jean-François Copé, demande si François Hollande était « oui ou non au courant ».

Le Canard Enchaîné assure que le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, et Mme Taubira disposaient depuis le 26 février d’informations sur les écoutes. Le Premier ministre d’alors, Jean-Marc Ayrault, reconnaît que l’exécutif connaissait leur existence, mais « pas leur contenu ».

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12 mars :

Jean-François Copé réclame la démission de la garde des Sceaux, l’accusant d’avoir « menti ». Christiane Taubira répond qu’elle ignorait « la date, la durée et le contenu » des écoutes, dont elle a été informée le 28 février et n’en avoir rien dit au président Hollande, se contentant d’informer le Premier ministre. Le 13 mars, Christiane Taubira admet s’être « trompée de dates ».

18 mars :

Mediapart publie des extraits de sept écoutes judiciaires de conversations entre Sarkozy et son avocat dans lesquelles ce dernier qualifie notamment de « bâtards de Bordeaux » les juges qui avaient mis en examen l’ex-président dans l’affaire Bettencourt, avant qu’il bénéficie d’un non-lieu.

20 mars :

Me Herzog annonce une plainte pour violation du secret de l’instruction. Nicolas Sarkozy dénonce dans le Figaro « des principes de la République foulés au pied », faisant allusion aux méthodes de la Stasi. « Toute comparaison avec des dictatures est forcément insupportable », réagit François Hollande.

30 juin :
Me Herzog et les deux hauts magistrats Gilbert Azibert et Patrick Sassoust sont placés en garde à vue.

1er juillet : 
Nicolas Sarkozy est à son tour placé en garde à vue à l’office anti-corruption de la PJ, une première pour un ancien chef de l’Etat.

2 juillet:
L’ancien président, Nicolas Sarkozy, son avocat Thierry Herzog et le magistrat Gilbert Azibert sont tous trois mise en examen pour «corruption active», « trafic d’influence » et « recel de violation du secret professionnel ». 

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Oeildafrique , AFP et Mediapart

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