François Hollande à Kinshasa: « parler le français, c’est aussi parler les droits de l’Homme »

François Hollande à Kinshasa: « parler le français, c’est aussi parler les droits de l’Homme »
François Hollande

François Hollande entouré de membres d’ONG congolaises qu’il a rencontré le 13 octobre 2012 à la résidence de l’ambassadeur de France à Kinshasa
© AFP

« Parler le français, c’est aussi parler les droits de l’Homme », a estimé samedi François Hollande à Kinshasa, après une rencontre avec les représentants de l’opposition au régime de Joseph Kabila, en République démocratique du Congo.

Venu assister au sommet de la Francophonie, le président français s’est exprimé après s’être entretenu avec sept représentants d’organisation non gouvernementales -défendant notamment les droits de l’Homme-, et cinq personnalités issues de quatre groupes parlementaires d’opposition, à la Résidence de France à Kinshasa.

« Parler le français, c’est aussi parler les Droits de l’homme, parce que les droits de l’Homme ont été écrits en français », a-t-il déclaré à l’issue de la réunion.

Auparavant, le président français s’était entretenu avec son homologue, Joseph Kabila, pendant 35 minutes, après une poignée de main brève et froide entre les deux hommes. Le président de RDC a été reconduit en 2011 à la tête du pays lors d’élections entachées de fraudes, dénoncées par la communauté internationale.

François Hollande a suscité l’hostilité de la part des autorités de RDC par ses propos mardi dernier lors d’une conférence de presse. Le président français avait jugé inacceptable la situation en RDC en terme de droits de l’Homme, de démocratie et de respect de l’opposition.

Samedi au Sénégal, il a insisté sur la « franchise » avec laquelle il comptait parler des violations des Droits de l’homme sur le continent africain.

Le président français devait prononcer à la mi-journée un discours lors de la cérémonie d’ouverture du sommet de la Francophonie. Son accueil par Abdou Diouf, secrétaire général de la Francophonie, ancien président du Sénégal, a été nettement plus chaleureux.

Dans l’après-midi, après une visite de l’Institut français, il devait donner une conférence de presse à 17h30 à Kinshasa (18h30, heure de Paris), puis s’entretenir avec Etienne Tshisekedi, ancien Premier ministre de la RDC et l’un des principaux opposants au régime au pouvoir.

Avec (Sipa)

Bona

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