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Francophonie: Ouverture officielle du XVe Sommet à Dakar

Francophonie: Ouverture officielle du XVe Sommet à Dakar
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Le XVe sommet de la Francophonie a été officiellement ouvert samedi 29 novembre à Dakar devant une trentaine de chefs d’Etat des pays et amis de l’OIF.

Le XVe sommet de la Francophonie a été officiellement ouvert samedi 29 novembre à Dakar devant une trentaine de chefs d’Etat des pays et amis de l’OIF.

Le XVe sommet de la Francophonie a été officiellement ouvert samedi 29 novembre à Dakar devant une trentaine de chefs d’Etat des pays et amis de l’OIF.

Durant deux jours, les chefs d’Etat et de gouvernements se pencheront sur les questions de santé, notamment sur le virus Ebola, dont le président sénégalais, Macky Sall qui est le premier à discourir, a appelé les Etats membres et amis de la francophonie à se joindre aux efforts de lutte déjà engagés par la communauté internationale. Macky Sall a également saisi l’occasion pour donner le nom d’Abdou Diouf au Centre international de conférence de Dakar dans lequel se déroule la rencontre.

A la suit du président sénégalais, son homologue de la République démocratique du Congo a rendu un hommage au Sénégal. Joseph Kabila a indiqué qu’un défi important attend les participants, qui celui de trouver un successeur à Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF. Kabila a toutefois précisé qu’il ne s’agit pas de trouver uniquement un remplaçant à Abdou Diouf, mais de trouver un heureux successeur qui pourra conduire les destinées de l’organisation. Le président congolais a également évoqué la question des droits de l’homme et la santé dans les pays africains. Plusieurs chefs d’Etat doivent prononcer leur discours avant d’écouter celui d’adieu d’Abdou Diouf.

La cérémonie d’ouverture a été précédée d’une photo de famille qui a réuni les chefs de délégations des différents pays prenant part à la rencontre. «Femmes et jeunes en Francophonie: vecteurs de paix, acteurs de développement» est le thème du 15e Sommet de l’OIF.

PAR BABA MBALLO, ENVOYÉ SPÉCIAL À DAKAR

Baba Mballo

Baba Mballo

Journaliste à oeil d'Afrique, basé à Dakar (Sénégal)


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  1. Dany
    Dany 29 novembre, 2014, 16:12

    Le 15ème Sommet de la Francophonie se déroulera à Dakar du 29 au 30 novembre 2014. A cette occasion, les chefs d’État et de gouvernement de l’OIF se réuniront pour définir les prochaines orientations de la Francophonie, statuer sur l’admission de nouveaux pays membres et élire le prochain Secrétaire général de la Francophonie.
    Qu’est-ce que la Francophonie ?
    La Francophonie est un dispositif institutionnel voué à promouvoir la langue française et les relations de coopération entre 77 États et gouvernements membres ou observateurs de l’OIF. Elle se définit généralement comme une expression recouvrant l’ensemble des États utilisant le français et se reconnaissant membres de cette communauté de culture et d’histoire. Au-delà de cette définition plus que laconique, il est important aujourd’hui de replacer ce monstre institutionnel dans le contexte qui l’a vue naître, pour mieux appréhender ses véritables et multiples enjeux.
    Officiellement, la Francophonie a été lancée par quelques chefs d’État, encouragée par le général DE GAULLE qui souhaitait renforcer de la sorte les liens de la France avec ses anciennes colonies et créer par la même occasion une zone d’influence. Sur cette base, on considère que la francophonie est née en 1969 à l’issue de la conférence de Niamey (La capitale du NIGER). 21 pays signèrent à cette occasion, le traité instituant l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), sous l’impulsion des présidents Léopold Sedar Senghor (Sénégal), Hamani Diori (Niger), Habib Bourguiba (Tunisie) et du Prince Norodom Sihanouk (Cambodge).
    Les origines impérialistes de la Francophonie
    Le terme «francophonie» est en réalité beaucoup plus vieux qu’on serait tenté de le croire. Il a été forgé au 19éme siècle dans une perspective d’expansion coloniale, et dans une logique d’assimilation culturelle, comme le rappelle Jean DE LA GUERIVIERE dans son ouvrage intitulé « Les fous d’Afrique, histoire d’une passion française » (2001)
    « Le mot francophonie, d’apparence si moderne a été inventé en 1880 par un géographe au prénom délicieusement suranné : Onésime Reclus, frère de l’illustre Elisée. Grand voyageur sur le continent noir, il publia en 1904 un livre froidement intitulé Lâchons l’Asie. Prenons l’Afrique. Echantillon du style propre à Onésime : « Par bien grand malheur, la nature a collé l’Indochine au monde à nous antipathique, au monde chinois, hors de notre vrai rayonnement, trop loin des bras maternels. » Sacré visionnaire, néanmoins, cet Onésime, qui, classant les habitants de la terre non plus en fonction de leur race et de leur état d’avancement socio-économique, mais en fonction de leur langue, pariait sur les Africains – les plus pauvres, les moins « prometteurs » en apparence – pour maintenir l’universalité du français ! » (De La Guérivire J. ; 2001)
    En toute logique, que faut-il comprendre à travers ces propos, si ce n’est que la Francophonie représente dès son origine beaucoup moins qu’une « communauté de femmes et d’hommes qui partagent une langue commune, le français », qu’un instrument de perpétuation hégémonique et de « phagocytose » culturelle à peine voilé ?
    Un instrument de perpétuation ou de reconquête hégémonique?
    Faisons un petit rappel historique ! A la fin du 19ème siècle, le continent africain étant très convoité par les pays européens. Leurs dirigeants organisent la « Conférence de Berlin » qui s’est tenue de novembre 1884 à février 1885, pour « régler les conditions les plus favorables au développement du commerce et de la civilisation dans certaines régions d’Afrique ». Lors de cette conférence, précisément le 23 février 1885, les Etats participants édictent, dans un « acte général », deux principes essentiels de la colonisation. Le premier proclame « la liberté de navigation sur le Niger et le Congo et la liberté de commerce dans le bassin du Congo » ; le second, aux objectifs plus vastes, développe la théorie des « zones d’influence » : chacune des puissances contractantes peut revendiquer l’annexion de territoires occupés en reculant indéfiniment ses frontières jusqu’à ce qu’elles rencontrent une zone d’influence européenne voisine.
    À la veille de la Première Guerre mondiale, la colonisation de l’Afrique était achevée. La plupart des pays africains, à l’exception du Liberia et de l’Éthiopie, ont été placés sous l’administration directe des puissances coloniales européennes ou placés sous protectorat, comme le Maroc (France) et l’Égypte (Grande-Bretagne). Les Îles du Cap-Vert et Saõ Tomé appartenaient au Portugal, les Îles Canaries à l’Espagne, les Comores à la France et Maurice à la Grande-Bretagne.
    Enjeu de nombreux conflits, source de frustration pour les pays qui, tels l’Allemagne et l’Italie, s’étaient lancés tardivement dans l’aventure, la colonisation a été l’un des phénomènes majeurs de l’histoire mondiale au 19ème siècle et dans les premières décennies du 20ème siècle. Cependant, le système colonial, tant par ses justifications que par son application, contenait en germe sa propre disparition.
    La décolonisation, entamée dans les années 30 par les Britanniques, est devenue une issue inévitable après l’effondrement de la puissance et du prestige des métropoles durant la Seconde Guerre mondiale. Elle s’est déroulée en plusieurs étapes : de 1945 à 1954, la plupart des pays d’Asie s’émancipent; de 1945 à 1965, c’est le tour des anciennes colonies en Afrique; de 1965 à 1991, on assiste à une troisième phase qui voit s’achever la décolonisation et les derniers territoires dominés accéder à la liberté, tandis que l’éclatement de l’Union soviétique marque la fin du processus.
    Pour sa part, la France a su réussir la décolonisation de l’Afrique noire. Grâce aux différentes étapes que sont l’Union française (1946), puis la loi-cadre Defferre qui établit un régime d’autonomie interne, la transition réformatrice est privilégiée et aboutit à une émancipation progressive et pacifique. L’absence d’intérêts économiques majeurs et d’une forte minorité d’Européens dans ces colonies favorisent la mise en place de cette solution, ainsi que l’attitude des grands meneurs indépendantistes africains, aux idées et à la culture francophiles, qui mènent une stratégie souple, ne s’engageant jamais dans l’affrontement direct avec la métropole mais au contraire y cherchant des appuis. Félix Houphouët-Boigny, député de Côte d’Ivoire à l’Assemblée nationale (1946-1959) et plusieurs fois ministre sous la quatrième République, fondateur du Rassemblement démocratique africain (RDA), et Léopold Sédar SENGHOR, partisan d’un métissage entre la culture française et ses racines africaines, jouent un rôle primordial dans cette évolution. Et même si la Communauté — créée par DE GAULLE en 1958, qui instaure une autonomie interne complète tandis que la politique extérieure reste du domaine de la France — est un échec sur le plan politique, les pays africains accédant à l’indépendance sans conserver aucun lien avec la métropole, elle permet à la France de maintenir de bonnes relations avec les pays de l’Afrique équatoriale française (AÉF) et de l’Afrique occidentale française (AOF), qui demeurent dans sa zone d’influence.
    Dans un souci de perpétuation hégémonique et de préservation des intérêts géopolitiques de la France, les dirigeants de l’ex empire colonial français avaient si vite compris, aux dépens des dirigeants des désormais ex-colonies, que le meilleur moyen de maintenir un peuple dans la servitude et de garder son emprise sur celui-ci, c’est de lui imposer sa culture. Le fait que tous ces chefs d’Etats aient été désignés par pure convenance Gaulliste pour présider à la destinée de leurs peuples après des simulacres d’indépendances et suivant des critères de soumission à l’ancienne métropole, relève aujourd’hui d’un secret de polichinelle.
    Ayant compris par ailleurs que la Langue est le premier vecteur culturel, il n’y avait rien de plus logique que de promouvoir et d’enraciner la langue de l’ancien colonisateur comme langue Véhiculaire au détriment des Langues locales, ravalées au rang de Langues vernaculaires. C’est bien dans cette perspective que la Francophonie, telle que nous la connaissons aujourd’hui a été voulue et conçue.
    « La France fut une puissance mondiale grâce à son empire. Elle peut le demeurer grâce à la Francophonie, ce qui reste de la colonisation quand on a tout oublié de celle-ci. » (De La Guérivire J. ; 2001)
    Aujourd’hui, selon le site officiel de l’OIF, près de 274 millions de personnes au total, peuvent être définies comme francophones de façon certaine. L’estimation globale du nombre de francophones concerne les populations des pays membres et observateurs de l’OIF en 2014. Ont néanmoins été ajoutées quelques données disponibles pour des pays ou territoires n’appartenant pas à l’OIF, tels que l’Algérie, l’Allemagne, les États-Unis, Israël, le Portugal, le Royaume-Uni, la Suède, le Val d’Aoste… où résident de nombreux francophones, et/ou pour lesquels des données fiables existent.
    D.W.D.

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