Franklin Nyamsi: Chaque jour qui passe, le Cameroun me hante

Franklin Nyamsi: Chaque jour qui passe, le Cameroun me hante

Chaque jour qui passe, on se demande comment le Grand Cameroun, pays de Roger Milla et de Samuel Eto’o, de Thomas Nkono, de Théophile Abéga, d’Aoudou Ibrahim et d’Oumarou Mamoudou, n’a toujours pas de stades dignes de leurs noms.

Chaque jour qui passe, on se demande comment le Grand Cameroun, de Manu Dibango, de Francis Bebey, de Jean Aladin Bikoko, de Richard Bona, de Bebey Manga, d’Anne-Marie Nz…ié ou de Jacob Medjo Me Nsom, n’a toujours pas de Conservatoire National de Musique.

Chaque jour qui passe, on se demande comment l’Université Camerounaise, qui a accueilli les Bernard Fonlon, Thomas et Stanislas Meloné, Roger-Gabriel Nlep, Marcien Towa, Ebenezer Njoh Mouelle, Joseph Ngoué, Mpanjo, Moutlen, et consorts, est aussi bas classée parmi les universités africaines.

Chaque jour qui passe, on se demande pourquoi 70% des jeunes Camerounais ne songent qu’à l’exil. POURQUOI ??? !!! ???

Toutes ces questions ont un écho dans le classement du Cameroun parmi les Etats contemporains les plus corrompus au monde. Toutes ces questions ont écho dans l’absence d’élections démocratiques au Cameroun depuis 1960. Toutes ces questions ont écho dans les 32 ans indus de Paul Biya à la tête de l’Etat, au mépris des aspirations réelles de la majorité dispersée des Camerounaises et des Camerounais. Toutes ces questions nous appellent et interpellent autour d’une seule grande et noble tâche: rassembler, issues de tous les corps de la Nation, les bonnes volontés individuelles et collectives demeurées saines et déterminées à marcher coûte que vaille vers un Cameroun meilleur pour tous, parce que démocratique, prospère, inclusif et résolument moderne. Toutes ces questions convoquent l’éveil d’un leadership politique et d’un génie organisationnel nouveaux pour des temps troubles à sublimer. Pas une heure, parmi les vingt quatre heures d’un jour de ma vie depuis la stolen victory de 1992, n’a été passée par mon âme sans songer au drame de mon pays natal.

Je l’ai, chevillé à mon être, travaillant ses moindres réflexes, vibrant dans toutes mes fibres. Que vienne donc le temps des moissons, pour tous ceux qui croient encore, et malgré tout, en toutes les potentialités positives et universelles de l’humanité camerounaise de ce 21ème siècle!!!

Franklin Nyamsi
Agrégé de philosophie, Paris, France

Roger Musandji

Roger Musandji

Fondateur de RM COMMUNICATION, société éditrice d'Oeil d'Afrique.



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