Frontière ivoiro-libérienne: manoeuvres militaires d’ici fin 2012

Frontière ivoiro-libérienne: manoeuvres militaires d’ici fin 2012

la présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf en compagnie du président ivorien Alassane Ouattara, le 18 octobre à Abidjan.© Ph/Archives

Arrivée jeudi matin à Abidjan, la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, accompagnée de responsables de la sécurité et de la justice de son pays, s’est entretenue durant plus de trois heures avec son homologue ivoirien Alassane Ouattara, qui avait à ses côtés son Premier ministre Jeannot Ahoussou Kouadio et plusieurs ministres.

Les deux présidents ont décidé de manoeuvres militaires et sécuritaires communes avant la fin de l’année 2012, selon le communiqué final.

Ils ont aussi annoncé une prochaine grande rencontre entre les élus et les chefs traditionnels des communautés vivant des deux côtés de la frontière, à une date non précisée.

Les mesures prises par les deux pays ces derniers mois ont permis de réduire fortement les tensions à la frontière ivoiro-libérienne, ajoute le texte.

Depuis la fin de la crise postélectorale ivoirienne de 2010-2011 ayant fait environ 3.000 morts, l’ouest de la Côte d’Ivoire a été la cible d’attaques menées par des groupes venus de l’est du Liberia. Abidjan a accusé des miliciens et militaires fidèles à l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo.

La situation sécuritaire dans notre pays s’améliore, en partie grâce à vous, grâce à vos efforts, a lancé M. Ouattara à l’adresse de son hôte.

Les forces de sécurité des deux pays ont très bien travaillé ensemble à surveiller la frontière et ont pleinement coopéré face aux menaces à la paix et à la stabilité, a affirmé Mme Sirleaf. Elle a promis de poursuivre cette collaboration, à l’issue d’une visite de quelques heures.

Selon le communiqué final, la collaboration entre les deux pays a permis aussi de porter le nombre d’Ivoiriens réfugiés au Liberia de 145.000 au plus fort de la crise à moins de 60.000 aujourd’hui.

Le gouvernement libérien a annoncé jeudi à l’AFP l’arrestation d’un chef de guerre libérien, Bobby Shappy Julu, impliqué dans des attaques dans le Sud-Ouest ivoirien qui avaient fait en juin 18 morts, dont sept Casques bleus nigériens de la mission onusienne en Côte d’Ivoire (Onuci).

Le 17 juillet, le Liberia avait annoncé l’arrestation de trois personnes liées à ces violences. Deux autres s’étaient rendues et une autre avait été arrêtée en septembre.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé en septembre aux deux pays une meilleure collaboration dans la surveillance de leur frontière commune.

Confronté depuis août à une vague d’attaques contre ses forces de sécurité, notamment à Abidjan, le pouvoir ivoirien accuse des exilés pro-Gbagbo d’organiser ces opérations depuis le Ghana, son voisin de l’Est, en lien notamment avec des combattants basés au Liberia. Ces accusations ont été appuyées par un rapport d’experts de l’ONU publié récemment et contesté par les personnes mises en cause.

Avec AFP

Bona

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