Fusillade à la Banque Centrale du Congo ! Un inspecteur de la Présidence échappe à la mort.

Fusillade à la Banque Centrale du Congo ! Un inspecteur de la Présidence échappe à la mort.

Une scène digne d’Hollywood a étonné et révolté plus d’un témoin dans la matinée d’hier mercredi 29 mai 2013 à l’Hôtel de Monnaie. Vers 9 heures, un homme en civil, armé et accompagné d’un chien, a surgi de nulle part et ouvert soudainement le feu en direction d’Adrien Mpiana, Inspecteur des Finances à la Présidence de la République et analyste financier à la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF). Touché à la jambe droite, cet expert d’une quarantaine d’années est tombé, avant de se mettre à ramper et réussit tout même à entrer dans le bâtiment.

Affolés par les coups de feu, les agents de l’Hôtel de Monnaie qui tramaient encore dans la cour ont pris leurs jambes au cou. Les policiers commis à la sécurité du lieu ont fait la même chose…

Pendant ce temps, le snipper essayait de recharger son artillerie afin d’achever sa cible. C’est en ce moment-là, rapporte un témoin, qu’un garde du corps du gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC) s’est pointé et a fait la sommation d’abattre le tireur s’il refusait de déposer son arme. « Mbongo na biso ! Mbongo na biso » criait-il en lingala!(Notre argent! Notre argent !).

Maitrisé et dépouillé de son arme à feu, le mitrailleur a été soumis à un interrogatoire serré sur place afin de connaitre les mobiles de son actif. Pout toute réponse, il a indiqué avoir pris sa « proie » pour Jean- Pierre Bemba ! «Oui, mais pourquoi cherchez-vous à tuer Jean-Pierre Bemba ? ». Question qui n’a pas trouvé le moindre début de réponse, jusqu’à son acheminement au camp Tshatshi. Dans ce lieu de cantonnement des militaires, a-t-on appris plus tard, cet individu aurait justifié son acte en affirmant que sa cible avait fait arrêter son frère. Bref, que de déclarations contradictoires…

Jeune homme présentant la même morphologie que le leader du MLC, Adrien Mpiana a quant à lui été acheminé à la clinique Ngaliema à Gombe, grâce à une ambulance de la BÇC. Sur place, les médecins ont diagnostiqué que la balle a seulement transpercé la jambe droite, ne touchant pas miraculeusement l’os.

Des interrogations

Pour de nombreux observateurs, cet évènement a tout l’air d’un attentant car les balles ont été tirées dans la seule direction de l’infortuné inspecteur des Finances à la Présidence de la République. Seule victime de cette matinée noire, Adrien Mpiana se demande pourquoi seulement lui. Ignorant totalement les raisons de son agression, il s’inquiète davantage de l’existence de quelques relais de son agresseur. A-t-il agi seul ou en connivence avec des complicités internes ? Qui lui en veulent? Est- ce à cause de son travail de contrôler des finances publiques ? Toutes ces questions n’ont, pour l’instant, reçu aucune réponse concrète. D’où la nécessité de l’ouverture d’une enquête sérieuse afin de tirer cette affaire au clair. Somme toute, cet incident malheureux survenu dans un coin névralgique de la ville, la BCC, située à un jet de pierre de la Présidence de la République, suscite davantage d’interrogations et confirme qu’il y a une grande insécurité à Kinshasa. Les limiers devraient expliquer comment cet individu est parvenu à accéder dans cet endroit sensible où même les véhicules sont formellement interdits de stationnement. Par ailleurs, comment expliquer l’absence de réactivité des policiers commis à la sécurité de l’Hôtel de Monnaie, arrivant même jusqu’à abandonner leur poste au moment des coups de feu ? L’opinion publique attend vivement un éclairage à toutes ces interrogations. Affaire à suivre.

 
Tshieke Bukasa
Le Phare


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